Les Molex condamnés à quatre mois ferme

Samedi, 09 Mai 2009 07:15
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Tout d’abord, rappeler que MOLEX se situe à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), à 33 km au nord de Toulouse, que c’est une usine de "connectique" automobile fournissant essentiellement le groupe PSA Peugeot Citroën. Que, d’autre part, cette entreprise appartenant autrefois à la SNECMA fut rachetée en 2004 par le groupe américain MOLEX. Qu’enfin, l’usine se portait plutôt bien financièrement vu que, pour l’année 2008, le bénéfice dégagé se montait à 1,2 million d’€.

Malgré cet excellent bilan comptable, en décembre dernier, à cause de "la crise", il est signifié aux salariés (près de 300 personnes) que la production va être délocalisée en Slovaquie, donc que le site haut-garonnais va fermer et ses salariés goûter aux joies du tout frais et "dysfonctionnant" Pôle Emploi.

Des salariés qui vont progressivement découvrir que, depuis 2004 soit depuis le rachat de leur entreprise par le groupe américain MOLEX, leur savoir-faire a été disséqué, étudié, dupliqué même, afin de l'exploiter et de l’implanter ailleurs, dans un pays (la Slovaquie, donc) où la main d’œuvre est bien meilleur marché qu’en France.

Bref, les gars se sont fait entuber copieux.

Et l’on voudrait qu’ils restent sages et tranquilles ?
Qu’ils encaissent en silence et sans moufter ?
Comment veux-tu que leurs souffrances, leur colère ne s’expriment pas ? Et comment avoir le culot de déclarer la comprendre (la colère) tout en la condamnant (quand elle s’exprime) ?
Ah qu’ils soient en colère, passe encore, mais diantre, en venir à séquestrer un gérant et une DHR, là, c’est trop, c’est inacceptable, mais c’est quoi cette histoire ?
Et pourquoi c’est inacceptable ? M’enfin parce que c’est de la violence, madame !
De la VI-O-LEN-CE !

Et pourquoi pas du terrorisme, non plus ?

De la violence, tu dis ?
Et ce qu’on leur a fait, ce qu’on leur a mis profond dans le cul, c’est quoi ? Un acte de bienveillance, peut-être ?

Quoi qu’il en soit les gars de MOLEX, le 20 avril dernier, ont retenu en leur usine (qui ne leur appartient plus depuis maintenant 5 ans) 26 heures durant le co-gérant de la filiale française du groupe (le célèbre Marcus Kerriou qu’on a vu partout à la télé) et la directrice des ressources humaines (Coline Colboc).
Ils ne les ont pas giflés, fouettés, molestés, pas même violés.
Ils leur ont, en revanche, fourni matelas et nourriture. Puis les ont "libérés" le lendemain soir venu. Le mardi 21 avril 2009 à 21 heures.

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Mis à jour ( Samedi, 09 Mai 2009 07:15 )