«On va verser des dividendes, on reste dans les paradis fiscaux, et on vous emmerde !»

Jeudi, 05 Février 2009 14:30
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Les banquiers ne manquent pas d'air. Et les députés ont perdu leur combativité. C'est le sentiment qui ressort de l'audition à l'Assemblée nationale, hier en fin d'après midi, des six dirigeants de banque qui ont reçu de l'aide du gouvernement (un plan de 360 milliards d'euros, faut-il le rappeler).

Convoqués la semaine dernière par Didier Migaud, le président socialiste de la Commission, ils ont répondu présent avec une rapidité étonnante. Mais ce n'était pas l'occasion pour eux de se remettre en cause. La plupart ont affirmé avec un aplomb qui ne finit pas de m'étonner à quel point ils étaient de bons professionnels qui gagnaient plein d'argent, et qu'ils allaient donc le redistribuer à leurs actionnaires, mais qu'il était tout aussi normal que l'Etat leur en donne plein, de l'argent, sans trop chercher à contrôler leurs pratiques.

=> Le compte-rendu édifiant des Cordons de la Bourse

Tout aussi consternant, celui de Rue89...

NDLR : On rappelle que, même si Nicolas Sarkozy se défend d'avoir fait des «cadeaux» aux banques, puisque ces milliards de prêts ont été consentis par l'Etat à des taux usuraires (ce qui devrait se traduire par une plus-value de 800 millions d'euros au profit du contribuable), les banques devront bien récupérer ces intérêts… sur leurs clients, éternels pigeons ! Drôle de conception de la relance que celle qui consiste à n'apporter aucun argent frais et qui rançonne le système bancaire, et à travers lui l'économie dans son ensemble au moment où celle-ci se contracte. Source…

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Mis à jour ( Jeudi, 05 Février 2009 14:30 )