Le gaz va enfin baisser… quand l’hiver sera fini

Samedi, 14 Mars 2009 00:52
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Preuve est faite que le gouvernement s’aligne sur les intérêts de GDF-Suez au détriment de ceux des consommateurs. Rien de bien nouveau à l’UMP : le contraire nous aurait fortement étonné !

En annonçant une probable baisse du prix du gaz le 1er avril prochain, Christine Lagarde met fin à une situation proprement scandaleuse. Le mètre cube de gaz est indexé sur le prix du baril de pétrole avec six mois de décalage. L’an dernier, le baril de pétrole a été constamment au-dessus des 100 $ de janvier à juillet. En toute logique, le gaz aurait dû baisser dès la Toussaint. Mais l’Etat ne l’a pas voulu. Les réunions de fixation des prix n’ont pas eu lieu. La Toussaint a passé, puis le jour de l’An. Toujours pas de baisse. Pas le moindre coup de pouce au pouvoir d’achat des ménages.

Motif ? Officiellement aucun. L’hiver passe donc, ainsi que la période de chauffe. Interrogé dès décembre, Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, avait déclaré que le prix baisserait peut-être en avril, mais pas avant. Voilà pour le constat. Mais pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas fait un geste plus tôt ? Cela aurait été, à coup sûr, très populaire sans lui coûter un centime.

C’est oublier que GDF-Suez dispose de puissants relais au sein du gouvernement pour faire entendre son point de vue : il a habilement fait valoir que s’il fait des bénéfices, l’Etat, actionnaire à 33%, récupèrera sa mise. Comment ? Non pas grâce aux dividendes mais via la relance à laquelle s’est engagé GDF-Suez : 30 milliards d’euros d’investissements d’ici trois ans. Tant pis si le consommateur paye le prix fort...

(Source : Challenges)

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Mis à jour ( Samedi, 14 Mars 2009 00:52 )