Après les chômeurs profiteurs, les salariés râleurs !

Mardi, 15 Mai 2007 01:00
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D'une enquête intitulée "Ce que veulent les travailleurs - Une étude mondiale des attitudes face au travail et à l'équilibre entre travail et vie", réalisée au second semestre 2006 dans 23 pays et auprès de 14.000 employés âgés de plus de 18 ans, voilà ce que la presse retient : Les Français sont champions du monde des râleurs au travail !

C'est dans l'air du temps : le pétainisme et la stigmatisation sont à l'œuvre pour cinq bonnes années. Après les exclus de l'emploi et autres "assistés" qui ruineraient le pays, les salariés - déjà régulièrement qualifiés de "paresseux" puisqu'ils ne travailleraient pas assez même s'ils se lèvent tôt - n'échappent pas au traitement.

Donc, les employés français sont les plus "râleurs" au monde devant les Britanniques et les Suédois ex-aequo, un "triste record", lit-on dans les dépêches. On y note la "surprenante" 4e place occupée par les Américains «alors que ce sont eux qui ont, de loin, les plus hauts niveaux de revenus par rapport au coût de la vie», souligne Charlotte Cornish, directrice du groupe de recherche britannique FDS qui a réalisé cette étude "très sérieuse". La palme des plus enthousiastes (ou des plus "dociles", écrit Le Figaro) revient aux Irlandais, aux Thaïlandais et aux Néerlandais. Les Britanniques se plaignent d’avoir peu de vacances (33,5 jours annuels) contre seulement 13% des Irlandais qui en ont encore moins (29 jours annuels) : "étonnant", estime Le Figaro. Quant aux Japonais, au pays du suicide ils affichent le moral le plus bas de l'échantillon international interrogé, mais comme manifester leur mécontentement ne fait pas partie de leur culture, ils n'apparaissent qu'au 12e rang en termes de récriminations...

De cette enquête (qui semble pourtant intéressante puisque les facteurs qui ont été retenus pour la mener sont : l'opinion sur le niveau des salaires, le rapport entre revenu et coût de la vie, la durée hebdomadaire du travail et l'empiètement du travail sur la vie personnelle), nous ne saurons rien de plus ! On peut donc dire que l'information économique et sociale en France atteint des sommets de vacuité, et ce n'est que le début.

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Mis à jour ( Mardi, 15 Mai 2007 01:00 )