SFR : 1.900 emplois menacés

Jeudi, 24 Mai 2007 17:55
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L'opérateur de téléphonie va confier l'essentiel de sa "relation client" à "des sociétés plus expertes dans le domaine". Les 1.877 salariés de SFR déclarent recevoir un véritable "coup de massue" après cette annonce inattendue.

C'est la "ligne directe" entre les 17,9 millions de clients et l'opérateur SFR. A partir du 1er Août, trois centres d'appel destinés à la clientèle "grand public" seront transférés à deux sous-traitants. L'annonce a été faite mercredi matin en comité central d'entreprise par la direction de SFR, qui a assuré que les deux sous-traitants s'engageaient à maintenir les 1.877 emplois pendant "au moins trois ans". SFR ajoute que "les centres de Lyon et Toulouse seraient transférés à Téléperformance" et celui de Poitiers à "la Division Arvato Services" (filiale du groupe allemand Bertelsmann). La direction de l'opérateur de téléphonie explique qu'il s'agit de "confier l'essentiel de sa relation client à des sociétés plus expertes dans ce domaine tout en proposant aux salariés concernés plus de perspectives professionnelles."

Un tsunami. Dès l'annonce de la nouvelle, environ 200 employés se sont rassemblés devant la société, située sur le site du Futuroscope. "C'est un véritable coup de massue. Nous ne nous y attendions pas. Nous venions de négocier des acquis salariaux et là tout est remis en cause", a réagi Laurent Demassougne, délégué FO à Poitiers. "C'est un peu le tsunami", a déclaré Philippe Tréhout, représentant syndical CGT à Toulouse, ajoutant : "L'emploi à terme est forcement menacé. Nous craignons un impact sur les rémunérations et sur tous les avantages sociaux. Il n'y a aucune raison économique pour SFR de faire ça, si ce n'est politique."

Le PDG de SFR Service client s'est, lui, borné à rappeler que lors d'un transfert d'activité, les "droits des salariés, en particulier leurs contrats de travail et leurs salaires" sont automatiquement reconduis dans les mêmes conditions, dans la nouvelle entreprise. Des assemblées générales sont prévues sur les trois sites concernés jeudi matin pour décider de la suite du mouvement. Les syndicats demandent "à être reçue dans les plus brefs délais par la direction".

(Source : TF1/LCI)

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Mis à jour ( Jeudi, 24 Mai 2007 17:55 )