Education nationale : une régression sans précédent

Jeudi, 23 Août 2007 11:48
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Celui qui ouvre une porte d’école ferme une prison, disait Victor Hugo... Hélas, l'Etat a bien l'intention de remplir des prisons car ce sont «environ 11.000 fonctionnaires partant à la retraite» qui ne seront pas remplacés en 2008, a finalement annoncé le ministre de l'Education nationale.

Et ces suppressions concerneront pour l'essentiel les enseignants : 9.800 postes vont donc disparaître, contre seulement 400 postes de fonctionnaires administratifs. Ce sont les collèges et lycées qui paieront le plus lourd tribut avec 9.430 enseignants en moins à la rentrée 2008. Ainsi, «l'Education nationale participera pour moitié à l'allègement de 22.700 suppressions de postes dans l'Etat l'an prochain», a précisé Xavier Darcos. Ce qui permettra d'éponger un douzième des quinze milliards que ce gouvernement s'est engagé à dilapider sous forme de cadeaux fiscaux aux Français les plus aisés.

«C'est une régression jamais vue dans l'Education nationale. Cela correspond, en une fois, au total des suppressions mises en œuvre entre 2004 et 2007», s'indigne Luc Bérille du SE-Unsa. Les cinq fédérations de l'Education - FSU, UNSA, SGEN-CFDT, FERC-CGT et FAEN - entendent mettre en œuvre une mobilisation de grande ampleur à la rentrée et associer à leur mouvement parents d'élèves, lycéens et étudiants au cours d'une intersyndicale qui devrait se réunir mi-septembre.

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Mis à jour ( Jeudi, 23 Août 2007 11:48 )