Vacances à «La Dèche-sur-Mer» pour les handicapés

Mercredi, 02 Juillet 2008 06:12
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Le collectif "Ni pauvre, Ni soumis", regroupant une centaine d'associations de handicapés, a lancé mardi une campagne d'envoi de cartes postales humoristiques à Nicolas Sarkozy, afin de dénoncer la situation de précarité des personnes handicapées dans l'incapacité de travailler.

Depuis plusieurs mois, le collectif réclame la création d'un «revenu d’existence égal au moins au montant du Smic brut». Le 29 mars dernier, il avait organisé une manifestation nationale à Paris sur la base de cette revendication, défilé qui avait mobilisé entre 16.500 et 35.000 personnes à Paris, selon les sources.

«Cet été, une seule destination possible : la Dèche-sur-Mer !», écrit le collectif dans un communiqué diffusé mardi. "Ni pauvre, Ni soumis" annonce la lancement d'une «grande campagne d’envoi de cartes postales Vacances à la Dèche-sur-Mer au président de la République pour lui rappeler que, cet été encore, des centaines de milliers de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante sont privées de vacances».

Le collectif rappelle que ces personnes «ne pouvant pas ou plus travailler [...] sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté et ne peuvent déjà pas assumer le quotidien». Il déclare qu'il fera preuve «d’une extrême vigilance quant à la réalité du retrait» de la mesure proposée par la direction de l'Assurance maladie de ne plus rembourser que certains médicaments pour les personnes en affection de longue durée (ALD). Enfin, le collectif estime «qu’à l'heure où le Smic est augmenté de 0,9%, l'allocation adulte handicapé (AAH), elle, ne progresse pas».

Le 10 juin dernier, lors de la première conférence nationale du handicap à Paris, Nicolas Sarkozy avait annoncé la construction de 50.000 places en établissements spécialisés «en cinq ans». Il avait par ailleurs annoncé que le mécanisme permettant le cumul de l'allocation adulte handicapé, d'un montant de 628 €, et les revenus du travail serait revu «dans la prochaine loi de finances» qui sera votée avant la fin de l'année.

La plupart des associations avaient fait part de leur déception, estimant notamment être «restées sur leur faim».

(Source : Challenges)

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Mis à jour ( Mercredi, 02 Juillet 2008 06:12 )