Airbus, PSA : Christian Streiff, le futur parachute doré

Samedi, 28 Avril 2007 03:45
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Le saviez-vous ? Le nouveau patron de PSA Peugeot Citroën, qui supprime allègrement 4.800 postes cette année, est aussi l'initiateur du plan Power8 chez Airbus...

Christian Streiff, 52 ans, personnalité française du monde des affaires, fait donc partie de cette nouvelle génération de «tueurs de coûts salariaux» qui n'ont aucun problème de pouvoir d'achat, de chômage ou de retraite tandis que d'autres se font rabrouer pour une petite augmentation.

Nommé membre du comité exécutif d’EADS et président exécutif d’Airbus en juillet 2006, il s'est soi-disant "heurté" aux gouvernements français et allemands pour mettre en place son «plan de compétitivité», aujourd'hui plus connu sous le nom de Power8... Trois mois après sa nomination, en pleine polémique sur les "problèmes de production" de l'A380, ce jeune «patron-éclair» démissionna pour être remplacé par Louis Gallois, ex SNCF. Mais son passage a visiblement laissé des traces (Cachez-moi ces restructurations que je ne saurais voir…). Il y a peu ébauche controversée, le plan Power8 s'exécute et débauche : 2.305 emplois vont être supprimés à Toulouse, 964 au siège, 369 à Saint-Nazaire, 295 à Nantes et 192 à Meaultes. Un joli score !

Entre temps, le 6 février 2007, Christian Streiff est devenu président du Directoire du groupe automobile PSA Peugeot Citroën, qui annonçait jeudi après quelques fuites - Cachez-moi ces restructurations que je ne saurais voir !!! - la suppression de 4.800 postes d'ici la fin de l'année. L'homme est, par ailleurs, membre du Conseil de surveillance de Thyssen-Krupp AG, Continental AG et Prysmian SpA. Un sacré cumulard !

Qui est prêt à parier que ce quinqua plein d'avenir sera le prochain bénéficiaire d'un «golden parachute» de quelque 11 millions d'euros pour ses bons & loyaux services rendus au libéralisme triomphant ? Qui, après ça, osera quand même faire semblant de prôner un "patriotisme économique" et une "moralisation du capitalisme" ? Qui va oser dire qu'on doit couper les allocations aux futurs chômeurs d'Airbus ou de PSA qui refuseront deux offres d'emplois, même fortement déqualifiés et sous-payés ? Qui ose dire que le chômage va continuer de baisser ? Tant de questions que l'on se pose...

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