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En novembre, le chômage se stabilise… toujours à la hausse

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Vendredi, les chiffres sont tombés quelques heures avant le réveillon. De quoi évoquer, vite fait bien fait, les 21.300 chômeurs officiels de plus qui se sont inscrits à Pôle Emploi le mois dernier, entre la météo et les courses de Noël. Et le lendemain, l'info avait déjà disparu des JT.

On a cependant remarqué un léger changement de ton : ce n'est plus le chiffre de 2,6 millions qui a été mis en avant — celui, comme toujours, de l'unique catégorie A — mais celui de 4 millions incluant les catégories A, B et C, nettement plus impressionnant et, pour une fois, pessimiste (on va dire réaliste) malgré le contexte des fêtes.

En effet, si le nombre des chômeurs de catégorie A — n'ayant exercé aucune activité — frôle désormais les 2,7 millions (2.698.100), celui de l'ensemble des demandeurs d'emploi "tenus d'accomplir des actes positifs de recherche" (catégories ABC), qu'ils n'aient pas travaillé du tout ou bien exercé une "activité réduite" courte ou longue, dépasse la barre des 4 millions (4.019.100) en France métropolitaine. Avec les DOM, ils sont 4,27 millions.

Mais restons en France métropolitaine, puisque les DOM entâchent le tableau...

Dans le détail, en novembre, 21.300 personnes sont venues gonfler les rangs de la catégorie A (+0,8% sur un mois, +2% sur un an) et 12.300 ceux des catégories B et C. Soit un total de 33.600 chômeurs de plus; donc une hausse annuelle de 5% : on se demande où est la "stabilisation".

Par contre, les effectifs des catégorie D (arrêts maladie, formations ou conventions de reclassement…) et E (emplois aidés) ont reculé de 14.900 personnes. Ce qui limite la casse et porte le total du nombre d'inscrits supplémentaires, toutes catégories confondues, à 18.700.

Ainsi, Pôle Emploi compte aujourd'hui 4.618.600 inscrits — alors qu'ils étaient 4,4 millions fin janvier 2010. La hausse est de 6,6% sur un an. En "données brutes", avec les inscrits des DOM, on frise les 5 millions. Preuve que le chômage ne baisse pas, et qu'il ne se stabilise pas non plus, quoiqu'en dise Xavier Bertrand.

Les chômeurs de longue durée sont 1.502.800 et représentent 38% des effectifs dans les seules catégories ABC, avec une progression annuelle de 21,5% pour les sans emploi inscrits depuis plus d'un an, de 36,4% pour les sans emploi inscrits depuis plus de 2 ans, et de 17% pour les plus de 3 ans.

Quant aux "seniors" de 50 ans et davantage, toujours dans les seules catégories ABC, leur nombre a encore grossi de 1,7% sur un mois et de 16,1% sur un an.

Parallèlement aux 91.800 sorties des listes pour "reprise d'emploi déclarée" (-6% sur le mois), on note 210.400 "cessations d'inscription pour défaut d'actualisation", 45.800 "radiations administratives" et 58.400 "autres cas" de sortie... Mais, l'autre jour, le ministère du Travail nous a certifié que 45% d'entre eux ont bien repris un emploi (c'était en juin).

Enfin, alors que Pôle Emploi avait collecté quelque 277.000 offres en octobre, en novembre, il n'y en a eu que 264.200, dont plus de la moitié pour des jobs précaires. Le compteur de pole-emploi.fr, lui, en affiche 142.600. Affligeant.

Allez, joyeux Noël et bonne année quand même !


=> La note de la DARES/Pôle Emploi de novembre 2010 (en pdf)

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Mis à jour ( Vendredi, 31 Décembre 2010 01:19 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2010-12-27 13:48 Le gouvernement se désengage de l'emploi… alors que la crise est toujours là.

Dès l'automne, le gouvernement décida, plus ou moins discrètement, que la plupart des mesures de soutien à l'emploi ne seraient pas reconduites en 2011. La crise, on vous le répète, est derrière nous. «la mobilisation du gouvernement en faveur de l'emploi porte ses fruits», expliquait le nouveau ministre du Travail Xavier Bertrand il y a un mois.

1. Pour partie, la direction de Pôle Emploi a tiré les leçons de l'échec de la sous-traitance privée. En juillet 2009, l'Etat avait débloqué 425 millions d'euros pour qu'une trentaine d'agences privées s'occupent de 320.000 chômeurs sur deux ans. L'an prochain, ces milliers de demandeurs d'emplois devront donc être traités par les agents de Pôle Emploi.

2. Début 2009, le gouvernement avait généreusement accordé 1.800 postes temporaires pour renforcer l'agence. Ces 1.800 postes sont supprimés en 2011.

3. Fin 2009, les syndicats craignaient qu'un million de chômeurs en fin de droits se retrouvent exclus de toute indemnisation cette année. Après des mois d'attentisme et de fausses études, le gouvernement avait lâché, le 1er juin 2010, son fameux «Plan Rebond pour l'emploi». Ce dernier visait les 360.000 personnes ayant épuisé leurs droits aux allocations chômage entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010 sans bénéficier d'aucun revenu de remplacement (allocation versée au titre de la solidarité ou minimum social) : en échange de 460 euros par mois, ces bénéficiaires devaient suivre une formation. Début décembre, soit 6 mois après l'entrée en vigueur du dispositif, la CGT estimait que seules 3.000 personnes en avaient bénéficié. Un fiasco total !

4. Globalement, le budget alloué à l'emploi en 2011 a été diminué de 15% pour 2011, dans le projet de loi de finances adopté à l'Assemblée. Entre la non-reconduction des mesures de relance et la rigueur affichée pour rassurer les marchés, toutes les missions sont affectées : contrats aidés (-25%), insertion professionnelle des jeunes (-330 M€), formation professionnelle des publics fragilisés (-33%) ; financement du réseau des Maisons de l’emploi (-50%), etc.

5. Last but not least, les minima sociaux seront à peine revalorisés en janvier prochain : +1,5% pour le RSA (466,99 euros par mois pour une personne seule sans enfant, 700,49 euros pour un couple sans enfant ou une personne seule avec un enfant); +1,5% pour les allocations familiales (126,38 euros pour deux enfants, 288,38 euros pour trois enfants, 430,55 euros pour quatre enfants). Le gouvernement argumente que l'inflation sera tout aussi faible l'an prochain. Pourtant, certaines hausses de prix de produits et services essentiels sont déjà annoncées à des niveaux autrement plus importants : relèvement généralisé des tarifs d'assurance compris entre 2,5% et 4,5% en automobile, entre 3% et près de 8% en habitation, et entre 5,3% et 8,5% en santé; déremboursement s supplémentaires de 5 points pour les médicaments de vignette bleue ; hausse de 3% de la facture EDF; etc…

http://sarkofrance.blogspot.com/2010/12/chomage-le-gouvernement-echoue-faire_27.html
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0 # naejjm 2010-12-27 19:08 par patdu49
7,5 MILLIONS environ de demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres et précaires, intermittents
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-novembre-86398?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29
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