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Heureuse que le gouvernement ait "su faire en sorte que cette question ne soit plus taboue aujourd'hui dans notre pays", Mme Parisot a donc annoncé la création au sein du Medef d'un "groupe de travail" qui rassemblera "les principaux responsables des grandes fédérations professionnelles". Deux objectifs leur seront fixés : établir "assez rapidement" un "bilan, un diagnostic de la législation en la matière" afin de voir "ce qui marche et ce qui ne marche pas", puis faire "une synthèse de propositions, que nous discuterons publiquement mais aussi avec les pouvoirs publics" afin de dégager "une ligne directrice" où "certains peuvent être partisans d'une formule de contrat de travail unique, et d'autres du maintien de la multiplicité des contrats".
Cependant, aucun doute sur les intentions du Medef quand sa présidente martèle son habituel mensonge en guise de conclusion : "Nous estimons qu'il y a une rigidité (...) notamment au moment où une entreprise est amenée à se séparer de quelqu'un".
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Commentaires
Ses reserves c'est le choix de la periode de "consolidation" de 2 ans, elle aurait prefere qu'il n'y ait pas de limite à cette periode je suppose.
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L. PARISOT : "JE NE PLIE NI NE ROMPS !"
Laurence PARISOT allègue toutes sortes de rigidités pour exiger toujours plus de flexibilité des salariés.
Répondre | Répondre avec citation |Il ne me paraît pas inutile de faire appel au point de vue de Gérard Filoche, qui en tant qu'inspecteur du travail a longtemps fréquenté ces patrons qui nous gouvernent et nous sermonnent si invariablement :
Gérard Filoche : "Flexibilité ! Avez-vous remarqué que le patronat n’a que ce mot-là à la bouche, et quand il s’agit de payer il est d’une rigidité … extraordinaire ! A la seconde, à la minute près il calcule le salaire. Mais quand il s’agit de faire travailler les gens, alors là soyez flexible ! Mais qu’est-ce que c’est que la flexibilité ? Eh bien c’est le fait de vous faire travailler davantage, et si on vous fait travailler davantage on a moins besoin d’embaucher …"
(issu de http://managethique.over-blog.com/article-1887709.html)
Interrogée sur les premiers contentieux sur des licenciements de salariés embauchés en CNE, Mme Parisot a affirmé qu'"on ne peut pas, même avec un contrat à durée indéterminée spécifique qu'est le CNE, licencier d'une manière abusive". "S'il y a des contentieux, ça révèle au moins une chose, c'est que le CNE n'est pas une zone de non droit, contrairement à ce qu'on a voulu faire croire", a-t-elle insisté.
La patronne du Medef a cependant souligné que la France détenait le record du nombre de contentieux sur les licenciements, ce qui explique selon elle "en partie pourquoi le marché du travail fonctionne mal". "Dans notre pays, on a un nombre de contentieux qu'on ne retrouve nulle part ailleurs", a-t-elle insité, ajoutant que "c'est pour cela aussi qu'il faut repenser le contrat de travail", afin de "mieux définir certains paramètres".
"Par exemple, a-t-elle interrogé, à partir de quel moment peut-on considérer un licenciement comme abusif ? C'est un vrai paramètre qu'on aurait intérêt à repréciser", dit-elle, en prenant l'exemple de "certains pays" qui estiment que "l'inaptitude de quelqu'un à son travail peut être considérée comme un motif de licenciement". Pour ces pays, "ce n'est pas un licenciement abusif", a-t-elle dit. Répondre | Répondre avec citation |