"Entre le dernier trimestre 2005 et le premier trimestre 2006, 50.700 emplois du secteur salarié marchand ont été créés", a-t-il claironné devant les députés. Ce chiffre montre "une accélération de la création d'emplois. Il faut remonter à 2001 pour avoir une croissance de l'emploi sur deux trimestres consécutifs à 50.000". "Les statistiques de l'INSEE confirment le redressement sensible de l'emploi", s'est-il réjoui en constatant que "le nombre de salariés n'a jamais été aussi élevé" puisqu'il a "dépassé le cap des 16 millions" fin 2005.
Pas de quoi pavoiser : si 50.000 postes en un semestre peuvent aboutir à 100.000 emplois nouveaux sur l'année, la «performance» reste totalement insuffisante pour satisfaire nos 2,5 millions de chômeurs officiels !!! Et on a bien compris que la croissance n'est plus un facteur déclenchant, puisque ses fruits vont ailleurs... De même, Gérard Larcher oublie de préciser que la création d'emplois en France s'est considérablement amenuisée depuis que l'UMP gouverne et qu'en 2003, sous Raffarin, le solde des créations nettes a été… négatif (- 72.900 => voir courbe en commentaire). Un timide redressement s'est amorcé depuis 2004 où seulement 17.200 emplois ont été créés, puis 62.400 en 2005 : on voit bien qu'à ce rythme, pour rattraper l'hécatombe, il faudra de longues années de patience !
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Commentaires
La direction du groupe DBApparel (ex-Sara Lee Textile Europe), qui regroupe les marques de lingerie Dim et Playtex, a annoncé la suppression de 450 emplois en France dont 404 chez Dim, et la fermeture du site du Château Chinon (Nièvre) qui emploie 95 personnes. La direction du groupe DBApparel a également annoncé la suppression de 950 emplois en Europe en 2006 et 2007… Répondre | Répondre avec citation |
"C'est à nous de nous organiser, l'Etat, les régions, les branches professionnelle s", a-t-il expliqué alors qu'il était l'invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
Il concède que "la bonne direction" de la croissance française aidera à la création d'emplois mais estime qu'elle n'est pas le seul facteur de résorption du chômage : "La réalité de la croissance de ce premier trimestre, c'est 05,%. Si ça continuait comme ça, ça ferait 2% dans l'année. (…) C'est quand même plutôt dans la bonne direction"… "Cela dit, je maintiens que l'emploi ne se développera pas essentiellement par la croissance, c'est l'inverse", a-t-il ajouté.
Nous n'en saurons pas plus.
Vu l'augmentation des bourdes à l'ANPE (radiations "accidentelles" en chaînes, même temporaires), gageons que la collaboration du service public de l'emploi contribuera toujours plus à la bonne santé de leurs statistiques ! Répondre | Répondre avec citation |
"La direction va présenter officiellement mardi en comité d'entreprise un plan de 120 suppressions d'emploi qu'elle évoque depuis le 27 avril", déclare le syndicat central CFDT de CSIF. "La direction affirme qu'elle va reclasser une partie des 120 personnes dans les hypermarchés, mais c'est impossible car 82% des salariés de CSIF sont cadres et 99% de ceux des hypermarchés sont des employés : on ne transforme pas des cadres en employés. Il s'agit tout simplement d'un plan de licenciement massif", tranche la CFDT dans son communiqué.
Les sites touchés par ce plan sont situés à Massy (Essonne), Lyon, Mondeville (Calvados) et Levallois (Hauts-de-Seine). "Nous allons attaquer ce plan de deux manières : sous l'angle juridique et avec un mouvement social", précise le syndicat.
CSIF, filiale à 100% du groupe Carrefour, emploie quelque 620 salariés. La CFDT y est majoritaire aux élections professionnelle s. Répondre | Répondre avec citation |
Ce projet est associé à un plan de sauvegarde de l'emploi (plan social) et "d'ores et déjà, plus de 200 postes sont identifiés comme disponibles au sein du groupe Fnac" pour reclasser ces salariés, déclare Fnac Service dans un communiqué. "Fnac Service est déterminée à tout mettre en oeuvre en concertation avec ses partenaires sociaux pour trouver une solution pour chacun de ses salariés, au travers d'un plan qui s'attachera à maximiser et accompagner les reclassements internes", ajoute la société. Répondre | Répondre avec citation |
Visiblement, Monsieur Larcher n'est pas étouffé par sa modestie !
A ce rythme-là, le nombre de chômeurs à l'ASS et au RMI n'est pas prêt de diminuer !
Ceci m'amène à penser à 2007 : il va nous falloir savoir avec quelle équipe comptent gouverner nos candidats !
Si les futurs ministres sont choisis parmi les bras-cassés de Jospin ou de Raffarin et Villepin, nous ne sommes pas sortis de l'auberge !!! Répondre | Répondre avec citation |
"L'usine de découpage-emboutissage de Beaucourt sera la principale touchée avec 100 suppressions d'emplois sur 210 d'ici la fin de l'année", a indiqué le délégué central CFE-CGC de Wagon Automotive Jean-Claude Roux à l'issue d'un comité central d'entreprise réuni à Poissy. "Nous analysons cette décision comme la fermeture programmée à terme de ce site qui devient trop petit". Beaucourt, qui fournit actuellement la Peugeot 307 et la 206 ainsi que la Renault Master, "n'a pas reçu de nouvelles commandes à la différence des deux autres sites", a expliqué M. Roux.
L'équipementier automobile britannique Wagon Automotive a cédé à l'un de ses cadres dirigeants, David Cardwell, ancien responsable de l'emboutissage, cinq usines de découpage-emboutissage en France et en Grande-Bretagne, totalisant environ 1.100 salariés, dont 800 sur les trois sites français. Il y a quelques mois, la direction de Wagon Automotive avait dressé un constat de sureffectif de 200 personnes en France.
Selon les syndicats, les cessions "sont en rapport" avec le rachat par Wagon Automotive en début d'année de l'équipementier Oxford, qui possède ses propres capacités de découpage-emboutissage.
Le groupe Wagon-Oxford réalise 1,16 milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel et emploie 7.600 salariés dans 28 usines dont 13 en France, avant la cession des cinq sites français et britanniques. Répondre | Répondre avec citation |