«La dégradation est nette, proche de celle du mois d'août qui avait enregistré 42.200 chômeurs supplémentaires. Il faut répéter la vérité aux Français : nous entrons dans une période difficile qui peut durer un an. C'est une raison supplémentaire pour agir encore plus vite que prévu pour faire les réformes : plus de contrats d'accompagnement, plus d'emplois dits "verts", plus de services à la personne», relate le site internet du magazine, réputé pour le poids de ses mots et le choc de ses photos. A quand Laurent Wauquiez en short ?
Mais, au fait : le «très mauvais» chiffre d'août n'était-il pas de 41.300 ?
DERNIÈRE MINUTE => C'est + 46.900 personnes.
Soit 97.100 chômeurs officiels de plus en 3 mois : Lire en commentaire...
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Des temps difficiles restent à venir, a répété en substance le chef de l'Etat au cours d'un déplacement à Valenciennes (Nord), consacré à détailler les mesures pour accompagner les entreprises à traverser une crise qui devrait entraîner une nouvelle hausse du chômage pour 2009.
En premier lieu, Nicolas Sarkozy a annoncé une modification des règles du chômage partiel "pour permettre une utilisation plus souple de ce dispositif" : le plafond des heures de chômage partiel sera augmenté de 600 "à 800, voire à 1.000 dans les secteurs les plus exposés", et les salariés pourront être contraints d'interrompre leur travail jusqu'à 6 semaines consécutives contre 4 actuellement.
En contrepartie, il est "urgent de relever le montant de l'indemnisation pour le porter au niveau du SMIC", a ajouté le président, précisant que l'Etat pourrait majorer "les remboursements qu'il accorde aux entreprises dans ces circonstances" pour faciliter les choses. Le chômage partiel est indemnisé à hauteur de 50% du salaire normal.
Même si ce chômage partiel est difficile à vivre, "c'est préférable au licenciement économique", a plaidé Nicolas Sarkozy, annonçant aussi des mesures pour aider les licenciés économiques à retrouver du travail. Ce sera par le biais du contrat de transition professionnel (CTP), étendu de 7 à 25 bassins d'emploi "en difficulté", dont celui de Niort touché par les difficultés de la CAMIF et celui de Sandouville (Seine-Maritime) où Renault en bénéficiera alors que le CTP ne concerne, normalement, que les entreprises de moins de 1.000 salariés.
Dans ces 25 zones, qui pourraient être plus nombreuses à l'avenir, les salariés victimes d'un licenciement économique pourront combiner recherche d'emploi, formation et périodes de travail tout en touchant 80% de leurs salaire brut antérieur pendant un an. "A ceux qui me disent que ça coûte cher, moi je veux dire que ce qui coûte cher, c'est le massacre humain de laisser des gens totalement démunis devant le chômage", a-t-il plaidé, reprenant une argumentation déjà utilisée il y a un mois à Rethel (Ardennes).
Le chef de l'Etat a aussi demandé aux partenaires sociaux de s'inspirer de ce dispositif pour imaginer un nouveau contrat qui s'adressera, sur la France entière à tous les salariés licenciés économiques. Au passage, il s'est offert une nouvelle charge contre les partenaires sociaux de l'Unedic, accusés de ne pas négocier assez vite. "Moi mon affaire, c'est quand ça va pas", a-t-il répondu à ceux qui l'accusent de faire pression sur des négociations entre syndicats et patronat. "Je ne demande pas mieux que de pas intervenir", a-t-il affirmé, "mais alors allez vite, j'attends des résultats."
Sur la négociation en cours sur la formation professionnelle , la logique est la même : les "palabres" ont déjà trop duré et il faut conclure, a-t-il soufflé, menaçant de recourir à la loi si une "vraie réforme" n'est pas engagée à la fin de l'année.
Le président de la République a d'ores et déjà annoncé que d'autres mesures suivront pour amortir les effets de la crise. "D'ici moins de dix jours, on annoncera un plan de relance assez massif pour faire face aux difficultés de l'automobile, (…) notamment des sous-traitants" et "pour renforcer l'activité du bâtiment" par le biais des travaux permettant notamment des économies d'énergie, a-t-il annoncé.
Venu à Valenciennes accompagné de deux de ses ministres locaux (Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et ancien maire et Valérie Létard, secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité et présidente de la communauté d'agglomération), Nicolas Sarkozy a été accueilli par plusieurs dizaines de jeunes manifestants, rassemblés à proximité de l'hôtel de Ville où il s'est exprimé.
(Source : Le Nouvel Obs) Répondre | Répondre avec citation |
Aujourd'hui, l'heure est au «chômage partiel», au «chômage technique», aux «congés anticipés», aux «récupérations et RTT» pour des milliers de salariés de l'automobile (constructeurs et équipementiers) , de la sidérurgie, du BTP (et de l'immobilier)… Les entreprises attendent une reprise d'activité hypothétique en «fermant» pour quelques semaines ou quelques mois ateliers et usines.
Les prévisions économiques étant ce qu'elles sont pour la fin 2008 et le début 2009, les plans massifs de licenciements débuteront en janvier/février dans les grands secteurs industriels. En attendant, nous estimons que l'année 2008 pourrait se solder par +120.000 à +150.000 chômeurs de catégorie 1 par rapport au niveau de juin 2008.
• Août + septembre : + 50.000 chômeurs.
• Octobre + novembre + décembre : + 80.000 à + 100.000 chômeurs.
Avec une aggravation de la situation à partir de janvier, et plus encore en février. Dans le contexte actuel, nous estimons que l'industrie automobile (2,7 millions de salariés) pourrait perdre 10 à 15% de ses effectifs en 2009, soit 200.000 à 300.000 chômeurs supplémentaires . Le BTP : Entre 50.000 et 100.000 (en octobre, des professionnels évoquaient même 180.000 licenciements).
Sur la base des indices à disposition aujourd'hui, le chômage en France pourrait augmenter de 500.000 en 2009 (hypothèse basse). On vous épargne l'hypothèse haute. Répondre | Répondre avec citation |
Ce chiffre, publié en données corrigées des variations saisonnières (CVS), était tombé sous les deux millions en mai 2007. Il faut remonter à mars 1993 pour retrouver une hausse mensuelle plus forte.
Fin octobre 2008, 2.004.500 demandeurs d'emploi étaient inscrits à l'ANPE dans la catégorie 1, qui sert de baromètre de référence depuis 1995, et qui ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé. Sur un an, le nombre de chômeurs inscrits dans cette catégorie a augmenté de 84.900, soit 4,4% par rapport à octobre 2007.
Depuis le début de l'année, c'est la huitième hausse mensuelle des inscriptions à l'ANPE, après janvier (+ 0,7%), mars (+ 0,4%), mai (+ 0,3%), juin (+ 0,2%), juillet (+ 0,1%), août (+ 2,2%), septembre (+ 0,4%), et la sixième hausse consécutive depuis le mois de mai.
En octobre, le nombre de chômeurs inscrits en catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, prêts à accepter également un temps partiel, un CDD ou un intérim, a aussi augmenté par rapport à septembre (+ 1,5%, soit + 31.000) pour atteindre 2,087 millions, selon le ministère. Ce chiffre s'approche de la définition retenue par l'INSEE pour calculer son taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), désormais publié trimestrielleme nt (7,2% au deuxième trimestre 2008).
Si l'on englobe l'ensemble des inscrits en catégorie 1, 2, 3, 6, 7 et 8, c'est-à-dire incluant les chômeurs ayant un pied dans le chômage, un pied dans l'emploi, leur nombre a crû de 1,7% en octobre à 3,15 millions (+ 0,4% en un an). Répondre | Répondre avec citation |