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Accueil Social, économie et politique 54.500 élèves en plus, 8.500 enseignants en moins

54.500 élèves en plus, 8.500 enseignants en moins

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C'est ainsi que le gouvernement entend résorber une partie de "la dette publique" : en taillant sauvagement dans l'éducation de nos enfants.

Selon le ministère de l'Education nationale, les établissements scolaires publics et privés devraient accueillir 54.500 élèves supplémentaires de la maternelle à la terminale aux rentrées 2006 et 2007. C'est essentiellement dans le primaire - en cours préparatoire et à l'école élémentaire - que les effectifs augmentent à cause du mini baby-boom de l'an 2000. Le problème se posera également en lycée professionnel.

Or lundi, dans ses arbitrages budgétaires pour 2007, le gouvernement a décidé de supprimer 8.700 postes de fonctionnaires de l'Education nationale, pour l'essentiel des enseignants.

Cette décision a fait un tollé général parmi les syndicats de l'Education nationale et les politiques. "Je pense qu'il faut en effet économiser et essayer de redéfinir une fonction publique, mais je considère que prendre 60% de ces postes à l'Education nationale, (...), ce n'est pas juste. Comme si c'était là qu'étaient les gaspillages de la Nation, comme s'il fallait perpétuellement chercher à l'Education nationale les boucs émissaires de la dérive des finances publiques !", a dénoncé le président de l'UDF François Bayrou. "Laisser penser que c'est l'Education nationale qui doit être nécessairement visée, c'est quelque chose que je n'approuve pas", a-t-il dit. Selon lui, c'est au contraire "là que devrait se situer l'investissement maximal de la Nation".

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Mis à jour ( Samedi, 17 Juin 2006 12:13 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2006-06-17 11:51 Tel est le point de vue de la présidente du MEDEF. Au lendemain de l'annonce par le gouvernement de la suppression de 15.000 postes dans la Fonction publique en 2007, Laurence Parisot a estimé que les dépenses de fonctionnement de l'Etat ont cru de manière "inconsidérée et disproportionné e" et qu'il est "primordial" de les freiner au profit des dépenses d'investissement.

Mais… l'Education n'est-elle pas un investissement national ?

"Pour que l'Etat ait une vraie politique de ressources humaines, la question n'est pas tellement de faire des additions ou des soustractions", mais de "trouver des indicateurs de performance, de se poser la question service par service en terme d'utilité, de contribution par rapport à des objectifs qui doivent être hiérarchisés", a-t-elle déclaré. "Il me semble que ce qui est intéressant, c'est d'abord de savoir où il va y avoir des renforcements d'effectifs et où il va y avoir des gains de productivité", a-t-elle ajouté.

Des jeunes qui savent lire et écrire, qui sont cultivés, ne sont-ils pas les futurs garants des gains de productivité à venir ?

Mais Mme Parisot ne l'entend pas de cette oreille. "Il s'agit bien de départs en retraite qui ne sont pas à nouveau pourvus. Il n'y a aucune suppression d'emplois pour quiconque", a souligné la présidente du MEDEF.

Mais… supprimer des postes qu'on ne remplace pas n'est-il pas DÉTRUIRE des emplois ? N'est-ce pas du chômage déguisé, et planifié ?

"Remettons les choses à leur juste proportion", a-t-elle lancé. "Peut-être qu'il y a 15.000 postes qui seront supprimés du côté de la Fonction publique, mais je tiens à faire ici une annonce : nous, dans le secteur privé, nous avons 600.000 postes à pourvoir chaque année à partir de cette année et jusqu'à l'année 2015".

Laurence Parisot confond allègrement le privé et le public, qu'elle rêve de voir privatisé.
Et d'ailleurs chacun sait que le secteur privé ne créé pas suffisamment d'emplois nouveaux pour résorber le chômage de masse dont nous souffrons aujourd'hui. De même, les départs à la retraite des baby-boomers sont en fait une aubaine pour toutes les grandes entreprises qui en profitent pour, justement, réduire leurs effectifs en ne remplaçant pas tous les postes.


Laurence Parisot a aussi mis en parallèle les suppressions de postes dans la Fonction publique et les emplois créés par la CNE : "On est entrain de parler ce matin de 15.000 suppressions de postes, et on ne se dit pas, c'est extraordinaire, on a créé par ailleurs 400.000 emplois", grâce au CNE. "Je trouve qu'il y a là quelque chose de tout à fait anormal".

Ce qui est anormal pour une personne de son grade, c'est d'amalgamer le privé (CNE) et le public (enseignement) pour faire valoir des emplois fictifs : car tout le monde sait aujourd'hui que le CNE n'à créé que 44.000 emplois, dont 70% se sont substitués aux CDD ou CDI classiques, et dont 20% correspondaient à de simples anticipations de recrutements (enquête DARES et ACOSS).

Laurence Parisot est soit incompétente, soit une menteuse.
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0 # superuser 2006-06-17 20:57 La dette publique, c'est le cumul des déficits de budget de chaque année. Chaque année, il y a un "trou", un déficit. Donc l'État s'endette, emprunte sous forme d'obligations du Trésor pour couvrir ses déficits. Et d'une année sur l'autre, comme les déficits se succèdent chaque année, ces déficits s'additionnent et conduisent à une dette qui est actuellement de 1100 milliards d'euros.

Toute la question est de savoir si c'est supportable, et, c'est ce que ne fait pas le rapport Pébereau qui est sorti sur ce sujet, à quoi c'est dû. Tout est fait dans la présentation pour dire que nous vivons au-dessus de nos moyens. Nous serions un ménage qui n'a pas une gestion de "bon père de famille comme ils disent toujours". Nous dépenserions trop. Conclusions donc : il faut réduire les dépenses. Or cette proposition ne correspond pas à la réalité. En réalité, quand on analyse les choses, ce qu'aurait dû faire le rapport Pébereau, ce qui explique la montée de la dette, c'est principalement la baisse des recettes fiscales. Toutes les politiques de contre-réforme fiscale qui consistent à baisser les impôts - et pas de n'importe qui ! - ont réduit les ressources de l'État, alors que les dépenses en proportion du PIB, du revenu national, sont restées à peu près constante, et on même baissé légèrement. On n'est donc pas du tout dans une situation de dépenses excessives, mais c'est une situation qui est fabriquée en fait par les politiques fiscales de réduction des impôts.

A lire toute l'interview de Michel Husson, économiste et chercheur à l'IRES, pour l'émission radio Des sous et des hommes du 24/01/06.
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