Le Premier ministre Dominique de Villepin ayant demandé "une mobilisation exceptionnelle de l'ANPE et des missions locales de l'emploi" contre le chômage des jeunes qui "atteint dans certains quartiers près de 40%", voici les propositions de son directeur général : "La première chose qu'on va faire est de détecter dans chaque agence les 15, 20 ou 30 jeunes diplômés qui n'arrivent pas à trouver un emploi parce qu'ils viennent de certains quartiers comme les Mureaux (Yvelines) ou les Tarterêts (Essonne), ou sont discriminés", a déclaré M. Charpy qui a également promis "une mobilisation pour détecter les talents et leur permettre de franchir la frontière du premier entretien", souvent difficile à décrocher. "Pour tous les autres, ceux qui sont sortis sans diplôme, l'ANPE va aussi se mobiliser, avec les missions locales", a-t-il ajouté en insistant cependant sur l'importance à ses yeux de permettre aux jeunes qualifiés de trouver du travail pour envoyer un message d'espoir dans les cités.
Interrogé sur le budget nécessaire à cet effort, M. Charpy a affirmé que "ce n'était pas forcément un problème d'argent, mais avant tout un problème de mobilisation et d'orientation".
Enfin, l'Agence nationale pour l'emploi organisera le 21 novembre une journée de travail avec l'ensemble des directeurs d'agences situées en zones urbaines sensibles (ZUS), qui regroupera aussi les responsables des missions locales et d'autres partenaires (collectivités territoriales, entreprises…). Cette réunion doit permettre de "donner corps à un programme" en faveur des banlieues, après les manifestations de violences des quinze derniers jours.
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Commentaires
Sous le label SCV, le service civil volontaire regroupera des expériences diverses qui pourront être rémunérées jusqu'à hauteur du Smic (Salaire minimum interprofession nel de croissance, d'un montant mensuel brut de 1.357 euros). Ils s'inscriront dans les programmes suivants :
Les Cadets de la République (5.000 jeunes en 2007)
Lancé en 2004, ce programme vise à la fois à développer chez les jeunes de moins de 26 ans "une meilleure connaissance de l'institution policière" et à "diversifier la composition des effectifs des gardiens de la paix". Au terme d'une première formation, les "cadets" peuvent se présenter à un second concours interne spécifique de gardien de la paix pour lequel le baccalauréat n'est pas exigé. Le recrutement est effectué par les écoles de police en partenariat avec les lycées professionnels. Aucun diplôme n'est requis. Pendant la formation, est prévue une allocation de 50% du Smic.
"Défense deuxième chance" (10.000 jeunes fin 2006, 20.000 fin 2007)
Il s'agit d'un dispositif à destination des jeunes gens de 18 à 21 ans censé permettre de compléter la formation de base (lecture, écriture et calcul), d'accéder à l'apprentissage d'un métier et d'acquérir les règles de vie et de respect d'autrui. Il s'adresse aux jeunes en échec scolaire ou "en voie de marginalisation sociale" qui en font la demande. Ils ont droit à une allocation de 300 euros par mois tout en étant logés et nourris. "Pendant ces stages d'une durée d'un à deux ans, vous participez à des activités physiques, aux tâches quotidiennes liées à la vie en collectivité et à l'apprentissage du respect de l'autorité", précise le site Internet de Matignon (www.premier-ministre.gouv.fr).
Les formations proposées concernent l'hôtellerie, la restauration, le bâtiment, les métiers du bois, de l'entretien et de la sécurité ainsi qu'aux services d'aide à la personne.
Les Volontaires ("environnement", "santé", "culture"…)
Au nombre de 15.000 prévus en 2007, ils sont recrutés sur des "contrats d'accompagnement dans l'emploi" (CAE) payés sur la base du Smic sur une durée maximale de 24 mois. Ces contrats s'adressent aux chômeurs rencontrant "des difficultés sociales et professionnelle s d'accès à l'emploi". Ils concernent des emplois visant à "satisfaire des besoins collectifs non satisfaits", dans l'encadrement scolaire en particulier.
Des programmes associatifs (10.000 personnes en 2007)
Les jeunes bénéficieront du futur statut du volontaire associatif, qui doit être adopté au début de l'an prochain. Ce nouveau statut, qui permet d'avoir un contrat, une indemnité et une formation, remplacera le volontariat civil de cohésion sociale et de solidarité qui datait de 2000.
Sont concernés des programmes tels qu'UNIS-Cité (www.unis-cite.org), une association qui offre un cadre aux jeunes de 18 à 25 ans souhaitant s'engager à temps plein pour la solidarité dans leur région dans des maisons de quartiers, maisons de retraites, centres d'hébergement d'urgence, foyers de migrants, etc.). Il s'agit de projets de six ou de neuf mois dotés d'une bourse mensuelle de 570 euros.
Le Service volontaire européen permet enfin à un jeune d'exercer une activité de bénévolat dans un autre pays de l'Union européenne.
(Source : Le Nouvel Obs) Répondre | Répondre avec citation |
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Andrew écrit :
Le Premier ministre Dominique de Villepin ayant demandé "une mobilisation exceptionnelle de l'ANPE et des missions locales de l'emploi" contre le chômage des jeunes qui "atteint dans certains quartiers près de 40%", voici les propositions de son directeur général : "La première chose qu'on va faire est de détecter dans chaque agence les 15, 20 ou 30 jeunes diplômés qui n'arrivent pas à trouver un emploi parce qu'ils viennent de certains quartiers comme les Mureaux (Yvelines) ou les Tarterêts (Essonne), ou sont discriminés", a déclaré M. Charpy qui a également promis "une mobilisation pour détecter les talents et leur permettre de franchir la frontière du premier entretien", souvent difficile à décrocher. "Pour tous les autres, ceux qui sont sortis sans diplôme, l'ANPE va aussi se mobiliser, avec les missions locales", a-t-il ajouté en insistant cependant sur l'importance à ses yeux de permettre aux jeunes qualifiés de trouver du travail pour envoyer un message d'espoir dans les cités.
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Ce n'est peut-être pas des quotas mais il s'agit toujours de l'action affirmative c.a.d la discrimination positive !
Et c'est pour quand une "mobilisation exceptionnelle de l'ANPE et une action ciblée contre le chômage des seniors qui atteint dans certains quartiers près de 40%" ou "pour détecter dans chaque agence les 15, 20 ou 30 seniors qui n'arrivent pas à trouver un emploi parce qu'ils sont discriminés" ? Répondre | Répondre avec citation |
La présidente du Medef Laurence Parisot a soutenu le "coup de pouce" donné jeudi par l'opération "Nos quartiers ont du talent" à 200 haut diplômés de Seine-Saint-Denis en recherche d'emploi.
Cette initiative, qualifiée d'"idée géniale" par Mme Parisot, vise à créer un contact entre 200 jeunes habitants du 93, titulaires d'un bac + 4 minimum, et 80 entreprises qui se sont engagées à examiner leurs CV sans critères discriminant, et à leur donner une réponse dans les deux mois. Elle a été montée par le Medef Nord Francilien avec l'aide de l'ANPE et des missions locales de Seine-Saint-Denis.
Laurence Parisot a souhaité "bonne chance" aux jeunes rassemblés à l'espace Pierre Cardin à Saint-Ouen, saluant leurs qualités de "résistance, de courage et de coeur" forgées dans l'"adversité". "Nous voulons être le coup de pouce des carrières qui s'offrent à vous", a-t-elle ajouté.
Le ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des chances Azouz Begag, présent, a insisté sur la "considération" qui doit être apportée aux jeunes en général. Derrière lui, d'Abbas Mourad à Zam Géraldine, les 200 noms et prénoms de ces jeunes chômeurs bardés de diplômes étaient projetés sur la scène.
"On vous garantit 100% de chances de vous retrouver face à un recruteur", leur a dit Yazid Chir, co-président du Medef Nord Francilien, "à la seule condition que votre diplôme corresponde à un poste". "On a voulu mettre au même niveau les jeunes du 93 et les autres", a-t-il ajouté, rappelant qu'habiter ce département est pour beaucoup "un frein" au recrutement.
Avec 90.000 demandeurs d'emplois, et un taux de chômage de 13,9%, la Seine-Saint-Denis est l'un des départements les plus touchés, derrière l'Hérault et le Gard. Quelque 30.000 jeunes sont par ailleurs inscrits dans les missions locales du département. Répondre | Répondre avec citation |