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Accueil Social, économie et politique SMIC : + 3,05% en juillet

SMIC : + 3,05% en juillet

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Notre cher ministre de l'Economie l'a confirmé aujourd'hui : le SMIC augmentera "de plus de 2,5%" au 1er juillet 2006. Après de savants calculs basés sur divers critères, le ministère du Travail annonce une revalorisation mécanique de 2,75% qui serait arrondie à 2,8%.

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance, créé en 1970 et traditionnellement revalorisé chaque année, s'élève actuellement à 1217,91 € bruts par mois.
Interrogé sur France Inter, Thierry Breton a observé que "la simple application de la loi permettrait d'ores et déjà de faire une progression de plus de 2,5%", tout en refusant de préciser si le gouvernement donnerait le "coup de pouce significatif" réclamé par les syndicats car, a-t-il dit, "c'est au gouvernement, au Premier ministre, à Gérard Larcher (ministre délégué au Travail) et aux partenaires sociaux de tomber d'accord". Le gouvernement dévoilera donc s'il a l'intention de "revaloriser le travail" lors de la réunion prévue avec ceux-ci le lundi 26 juin. Affaire à suivre...

=> 26 juin : le gouvernement s'est arrêté sur un "coup de pouce" de 0,25%. Le Smic horaire brut passe à 8,27 €, le Smic mensuel brut à 1.254,28 € pour 35 heures (soit 984,61 € nets). Cette hausse (17,6% de progression en trois ans) concerne toujours plus de personnes : 2,5 millions cette année, soit 17% des salariés du privé (ils étaient 15,6% en 2004 et 14% en 2002).
Pour que le Smic atteigne les 1.000 € net par mois, il aurait fallu le revaloriser de 4,5% "ce qui aurait fait beaucoup", a confié Jean-Louis Borloo.

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Mis à jour ( Jeudi, 22 Juin 2006 18:57 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2006-06-22 18:47 Le 28 mai dernier, Martine Aubry, ancienne ministre des Affaires sociales de Lionel Jospin, estimait que le smic à 1.500 euros brut c'était "le moins que l'on puisse faire". Le Parti socialiste, dans son programme pour la présidentielle de 2007, le promet à la fin du prochain quinquennat… en 2012.

Puis, le 8 juin, la CGT lançait une campagne sur cette revendication.
La CGT demande également la suppression des exonérations de cotisations sociales pour les entreprises "dès lors que celles-ci ne sont pas accompagnées de véritables créations d'emplois". Selon le syndicat, ces exonérations "poussent les entreprises à sous-payer des salariés qualifiés et à les maintenir au Smic".

Le Parti Communiste, lui, réclame «le Smic à 1500 euros tout de suite», et Lutte Ouvrière le prône aussi dans son programme pour 2007.

RAPPELS :

16,8% des salariés étaient rémunérés sur la base du Smic au 1er Juillet 2005 (ce qui représente 2,54 millions de personnes), soit le "plus haut niveau" enregistré depuis 20 ans selon la DARES.

• Effectivement, entre 1983 et 2003, les dividendes versés aux actionnaires ont été multipliés par 9, tandis que le taux horaire du Smic a été multiplié… par 2.
«Alors que la part des salariés dans les cotisations sociales est passée de 12,8% à 21,36% entre 1980 et 2003, celle du patronat s’est réduite de 40,27% à 10,5% durant cette même période», selon la CGT. Les inégalités sociales se sont creusées, mais le patronat crie au voleur dès que les travailleurs revendiquent une augmentation des salaires…

• Notons que le Smic ne concerne plus les personnes à faible qualification : il s'est généralisé aux diplômés et autres personnes expérimentées.

• Sixième puissance économique mondiale (devant les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, la Chine et la Grande Bretagne), la France n'est qu'au 14e rang en Europe pour le salaire médian qui était à 1.484 euros en 2004, et déjà en baisse de 0,4% par rapport à 2003…

• Une hausse du Smic à 1.500 euros couterait 9 milliards d'euros en année pleine, tandis que "les dividendes versés aux actionnaires des sociétés du CAC 40 ont augmenté de 8 milliards d'euros", selon la CGT.
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0 # superuser 2006-06-22 18:54
La présidente du Medef a, bien évidemment, jugé qu'une hausse d'environ 3% du Smic serait "un chouia trop élevée par rapport aux critères objectifs" que sont "l'inflation et la productivité" !

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0 # superuser 2006-06-22 23:22 Selon un projet de décret dont la publication est prévue "courant juillet" par le ministère du Travail, les entreprises qui accueilleront des apprentis juniors de 14 ans devront leur verser une "gratification" correspondant… à 20% du Smic au-delà de 20 jours de stage. Royal !

Et après, Nicolas Sarkozy nous dit qu'il faut récompenser "la France qui se lève tôt et travaille dur" !!! Dès l'adolescence, c'est certain : il va nous donner le goût de l'effort !

La formation d'apprenti junior a été instaurée par la loi du 31 mars 2006 pour "l'égalité des chances". Alors que sa mise en oeuvre doit intervenir à la rentrée prochaine, elle est contestée par une majorité de syndicats d'enseignants.

Son texte prévoit, pour la première année consacrée dès 14 ans à un "parcours d'initiation aux métiers", que, "lorsqu'un stage professionnel excède 20 jours de présence dans la même entreprise, y compris de manière discontinue", il donne lieu au versement d'une gratification de 20% du Smic par heure d'activité. Cette gratification ne soustrait pas l'entreprise au remboursement éventuel des frais de nourriture et de transport.

Les élèves de 14 ans sont admis dans une formation d'apprentissage junior, "sur leur demande et celle de leurs représentants légaux", précise le texte. Toujours sous statut scolaire, ils sont suivis par un tuteur, qui peut être le chef de l'entreprise ou un salarié ayant au moins un an d'ancienneté.
L'élève peut ensuite, avec l'accord de son représentant légal, signer un contrat d'apprentissage standard, à partir de 15 ans, s'il en est jugé apte, et il a alors le statut d'apprenti.

Le décret indique qu'il peut demander aussi à mettre fin à sa formation en apprentissage pour reprendre sa scolarité. Il subit alors un bilan approfondi et "intègre la classe qui correspond à son niveau".

Quinze branches professionnelle s ont signé jeudi avec le ministère délégué à l'Emploi un engagement à accueillir des élèves de 14 ans pour ce parcours d'initiation aux métiers, à partir de la rentrée scolaire 2006-2007. Les entreprises, notamment des secteurs du bâtiment et des travaux publics, hôtellerie, commerce et distribution, transports, bref : les "métiers en tension", s'engagent à veiller à l'articulation des enseignements généraux, technologiques et des périodes de stage professionnel.
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0 # superuser 2006-06-23 14:15
La revalorisation du Smic horaire tient compte de deux paramètres :

• l'évolution des prix hors tabac pour les ménages urbains dont le chef est employé ou ouvrier, de mai à mai (+1,9%)

• la moitié du gain de pouvoir d'achat annuel du salaire horaire ouvrier (SHBO) soit +0,85% (3,1% de hausse du SHBO, diminuée de 1,4% d'inflation hors tabac pour les ménages urbains de mars à mars et divisée par deux)
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0 # superuser 2006-06-23 17:05 Les chefs des grandes entreprises américaines ont gagné 262 fois plus que les salariés en 2005, selon une étude de l'Economy Policy Institute publiée alors que les pratiques d'attribution de stocks-options à certains dirigeants sont sur la sellette aux Etats-Unis.

L'an dernier les PDG des grandes entreprises américaines ont gagné 10,98 millions de dollars en moyenne contre 41.861 dollars pour les salariés de base. Cela signifie qu'"en 2005 un PDG a gagné plus en une journée de travail (il y en a 260 dans l'année) qu'un employé en 52 semaines", précise l'institut, considéré comme proche des démocrates.

L'EPI a réalisé cette étude en comparant les rémunérations des chefs d'entreprise (salaires, primes, actions et autres incitations à long-terme), telles que compilées par l'institut Mercer pour le compte du Wall Street Journal, et les salaires horaires des ouvriers et des employés non-cadres.

La seule fois où le différentiel a été plus important est l'an 2000, aux dernières heures de la bulle internet, lorsqu'il avait atteint 300, selon le communiqué. Avec la chute de la bourse, la rémunération des chefs d'entreprise avait ensuite fortement baissé pour atteindre 143 fois le salaire de base en 2002.

Sur le long terme, l'écart entre les deux bouts de l'échelle a tendance à s'accroître, puisque les PDG des grosses entreprises américaines gagnaient 24 fois le salaire des employés en 1965. Le différentiel est lentement passé à 35 en 1978 et 71 en 1989, avant de bondir dans les années 1990.

Ces chiffres vont dans le sens d'une étude publiée en début d'année par l'organisme indépendant "The Corporate Library", selon lequel la rémunération des dirigeants des 2.000 plus grandes entreprises américaines a augmenté de près de 20% entre l'année budgétaire 2003/2004 et 2004/2005.

L'étude de l'EPI est publiée alors que le Sénat américain a une nouvelle fois renoncé mercredi à relever le salaire minimum, resté inchangé à 5,15 dollars par heure depuis neuf ans.
Elle intervient alors que certaines pratiques d'attribution de stocks-options aux dirigeants d'entreprise sont dans le collimateur de la SEC (le gendarme de la bourse). Des enquêtes préliminaires ont été ouvertes sur plus de 30 entreprises américaines, telles que Juniper, McAfee ou UnitedHealthGro up, soupçonnées d'avoir antidaté les stocks-options pour permettre de maximiser le bénéfice qu'en retirent les cadres dirigeants. L'une des dernières entreprises visées par la SEC est le site de recrutement en ligne Monster, qui a annoncé le 14 juin faire l'objet d'une enquête informelle.

Mais le problème remonte à plus loin.
La SEC avait approuvé le 17 janvier le principe de règles plus transparentes pour que la rémunération totale des dirigeants d'entreprises soient mieux déclarée. "Il s'agit d'établir une plus grande clarté dans les salaires, pas de les contrôler", avait alors souligné le président de la SEC, Christopher Cox.

Plusieurs "paquets" offerts ces dernières années à des dirigeants d'entreprises sur le départ ont fait hausser quelques sourcils aux Etats-Unis, où les salaires mirifiques pour les PDG sont pourtant chose commune. L'ex-PDG de la banque d'affaires Morgan Stanley, Philip Purcell, était ainsi parti l'an dernier avec une compensation totale de plus de 100 millions de dollars, alors que sous sa direction l'action du groupe avait perdu près de 40% de sa valeur. En 2004, c'était la rémunération accordée au PDG de la Bourse de New York, Dick Grasso, qui avait déclenché une enquête du ministre de la Justice de l'Etat de New York, Eliot Spitzer, et provoqué le départ de M. Grasso.
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0 # superuser 2006-06-27 01:28 Une suggestion d'ESCHYLE :

Pourquoi ne pas compléter le Smic par un Smaxic (Salaire maximum interpatronal de croissance), qui s'appliquerait non seulement aux patrons et cadres dirigeants mais aussi aux actionnaires, quel que soit le nombre d'actions détenu (pour eux, ce serait un Rmaxic : Revenu … ).

Le Smaxic et son équivalent pour actionnaires pourrait être limité à cinq fois le Smic, ce qui introduirait un peu plus de justice sociale. Les jetons de présence dans les conseils d'administration et autres directoires seraient rémunérés sur les mêmes bases.

Les coopératives de production font mieux encore : un travailleur = un associé = une voix et chacun est payé selon la qualification effective de son travail, parfois de façon à peu près égalitaire. Le "patron", élu par les travailleurs de la coopérative, peut gagner moins qu'une autre personne plus qualifiée sur le plan technique…
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