
Peut-être croit-il naïvement y trouver les moyens logistiques propres aux grands partis à même de permettre la mise en œuvre de réformes qui rééquilibreraient la situation sociale et économique du pays. Pourtant, force est de reconnaître que, depuis des années, son «influence» en ce sens relève de la chimère et révèle — encore — ce gouffre séparant la base des élites.
Mais Gérard Filoche a-t-il le choix et pourquoi s'en irait-il de ce parti dont il est, avec d'autres, un authentique représentant, c'est-à-dire le tenant d'une politique faite de progressisme, d'équité et de partage ? Car, historiquement, si les grandes avancées sociales sont le fruit des luttes populaires et de l'action militante, c'est aussi par le truchement de ce parti que nombre de revendications se sont concrétisées en droits.
Malgré toute cette pourriture qui s'y répand, malgré la prolifération de ces intrigants carriéristes issus, presque toujours, des milieux les plus favorisés, malgré l'infiltration profonde de l'idéologie ultra-libérale, n'est-il pas de son devoir de rester au PS ? Ne rappelle-t-il pas ainsi qu'il y a un vrai et un faux Parti Socialiste ?
Cerné avec d'autres irréductibles par des traîtres, Gérard Filoche n'est-il pas un vrai patriote, un résistant, en tenant sa position, en refusant de leur «laisser les clés» de cette maison PS qui n'est pas celle des laquais du grand patronat et de la finance ?
Les exclus, considérés comme des citoyens de seconde catégorie, sur qui s'est faite l'expérimentation du recul social, et maintenant la classe moyenne qui commence à son tour à y goûter, ne sont-ils pas dans la même position que Gérard Filoche en ce sens qu'on nous pousse tout autant à abandonner le peu de terrain dont on dispose (cette capacité de nous saisir intellectuellement des questions publiques dans un environnement vicié), à abdiquer notre responsabilité en affirmant que ce pays nous a trahi et qu'à ce titre il n'est plus le nôtre ?
Chacun déserte ainsi l'espace politique pour ne plus chercher à comprendre, se réfugiant dans des automatismes de pensée entretenus par les médias de marché et s'accrochant aux espoirs d'alternative (partis politiques, modes de vie alternatifs…). Pourtant, il n'existe aucune raison à cette résignation ou ce repli sur soi, à ce que l'on se mette de notre plein gré à l'écart et ainsi laisser le champ libre aux usurpateurs. Car ce terrain que l'on nous pousse à abandonner, il est, sur le modèle du système d'expropriation orchestrée par les grands propriétaires, les industriels et les spéculateurs, immédiatement occupé et mis à profit pour qu'on en lâche toujours plus et renforcer la cash machine. Mais cette terre et ce pays sont notre héritage et il convient d'y revendiquer nos droits face à ceux qui veulent s'en accaparer les fruits pour eux seuls.
Qu'en retenir si ce n'est que la course actuelle des affaires de l'Etat n'a rien de normal, que le fonctionnement dévoyé des institutions n'a rien de légitime, que les individus n'ont pas à être en proie à ce doute permanent sur les décisions et les directions à prendre dont ils laissent finalement la souveraineté entre les mains de leurs bourreaux, qu'ils doivent exhumer eux-mêmes, en les revendiquant, les grands principes fondamentaux, affirmer la nécessité de bonnes institutions, c'est-à-dire des structures au service du peuple, au service de tous.
Perdu au milieu d'un parti gangrené et derrière un certain aveuglement, Gérard Filoche a pourtant raison : cet Etat, c'est le nôtre; il nous appartient de nous y enraciner plus profondément et de nous le réapproprier.
MacG
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Commentaires
Sur Twitter, il m'a reproché de "semer la division à gauche" et de "discréditer ses luttes". Trop facile !
Filoche est un alibi, de surcroît consentant. Sans le vouloir, il nuit aux idées de gauche en restant dans un parti qui ne l'est pas. Un peu comme Montebourg — autre homme d'appareil — qu'on croyait si sincère à une époque. Sans le vouloir peut-être, Filoche contribue à brouiller le message, tenant des propos très à gauche (exactement les mêmes que le FdG) alors que son parti mène une politique de centre-droit. De quoi discréditer la gauche en général, favoriser l'abstention voire le vote FN.
Rester au PS pour l'empêcher de trop virer à droite serait sa justification ? C'est comme curer la peau d'un éléphant avec une brosse à dents. Mélenchon l'a bien compris, lui qui a fini par y renoncer au bout de 30 ans de pratique pour porter les idées de la vraie gauche via un autre écrin bien identifiable, et unitaire dans sa diversité. C'est pourquoi le PS crache avec autant de virulence sur celui qui les a démasqués.
Faut être lucide : le PS n'a jamais été un parti de gauche et ne le sera jamais (il utilise la pensée de Jaurès pour accéder au pouvoir et faire lui aussi des affaires, c'est tout). Et je partage l'avis de ce commentateur suite à un autre article : Multi-citer bheurk: Voilà pourquoi l'émoi de Filoche ne m'a pas émue, au contraire. Voilà pourquoi je lui en veux. Filoche, s'il voulait être crédible et en accord avec lui-même, ne devrait pas rester dans ce repaire de bourgeois, d'imposteurs et de sociaux-traîtres. En y restant, Filoche se trompe, et il nous trompe aussi. Répondre | Répondre avec citation |
Et quand on n'est pas au pouvoir, on est impuissant sur toute la ligne, comme Mélenchon en ce moment qui ne peut qu'éructer, menacer et parler de "purification" quand il s'agit de faire le ménage dans la classe politique (suite à l'affaire Cahuzac). Des dérapages qui nous rappellent ceux de la droite extrême.
Car, en définitive, le FdG est aussi impuissant que le FN… depuis des décennies.
Pas (encore complètement) le PS !
On peut donc admettre (à défaut de comprendre et d'accepter) que des mecs comme Filoche ou Montebourg restent au PS. C'est le seul parti où ils peuvent espérer agir… un peu dans le sens de leurs convictions.
Certainement pas chez Mélenchon qui, lui-même, fut et reste cantonné à moins de 15% de l'électorat (voire même à moins de 12%).
Et on ne dirige pas un pays avec 12 ou 15% des suffrages. C'est le problème ! Répondre | Répondre avec citation |
J'avais lu en mai 2012 un papier qui disait qu'au premier tour des présidentielles , un tiers de ceux qui ont voté Hollande voulaient voter Mélenchon mais qu'effrayés à la perspective d'un nouveau "21 avril 2002", ils ont renoncé. Estomaquée par cette information, j'avais sorti ma calculette : Hollande a fait 28,6%, Sarko 27,2%, Le Pen 17,9%, et Mélenchon 11,1%. Si ce tiers des électeurs PS avait écouté leur cœur et voté Front de gauche comme ils le souhaitaient vraiment, Hollande serait arrivé à 19% et Mélenchon aurait dépassé 20%, grillant aussi Le Pen. Et on aurait eu au final un réjouissant match Sarko/Méluche.
Ensuite, le problème n°2, c'est que la France s'est droitisée : on ne peut le nier. Face à Méluche, Sarko l'aurait-il emporté ? Peut-être…
Clair qu'avec des "si" on mettrait Paris en bouteille, mais la vraie gauche existe et le PS, qui ose dans l'indignité la plus totale la comparer au FN pour mieux sauver les intérêts du grand Kapital, fait tout pour l'écraser. Et ça marche : regarde comment toi tu reprends leurs termes en disant de Mélenchon qu'il "éructe" alors que tu ne dis pas de Filoche qu'il "couine". Comme quoi, le bourrage de crâne a de beaux jours devant lui ! Répondre | Répondre avec citation |
Mais lui et ses partisans n'ont aucun poids dans la conduite du pays… tout comme le FN qui représente, depuis des décennies maintenant, une part non négligeable de l'électorat.
Après, dire qu'un tiers des électeurs de Hollande auraient souhaité voter Mélenchon, c'est comme dire qu'un tiers des électeurs de Sarkozy auraient finalement bien voté Le Pen.
Comme tu dis, avec des "si" Mélenchon ou Le Pen gagnait en 2012 ! ;-) Mais ce n'est pas le cas.
Moi, ce que je peux te dire, c'est que la gouaille du tribun Mélenchon est aussi séduisante qu'horripilante. Son côté grande gueule donneur de leçon le sert autant qu'il le dessert.
Jean-Luc Mélenchon est le principal handicap de Mélenchon Jean-Luc.
D'autant que rien ne dit que, dans son entourage, il n'y a pas quelques titulaires de comptes en Suisse… Je déconne ! Quoique…
Bref, quand on est en politique, il y a deux voies principales : l'Action ou le Commentaire.
Je crains que Mélenchon reste encore (très) longtemps dans le camp des commentateurs. Filoche et Montebourg espèrent eux, peut-être, avoir encore les moyens d'agir.
Là où je te rejoins, c'est qu'ils ont tort ! Répondre | Répondre avec citation |
Multi-citer Yves: Celle, horripilante, de Sarkozy avait séduit une majorité de Français en 2007.
Multi-citer Yves: Non : j'ai dit Mélenchon contre Sarko. La Le Pen, elle serait arrivée 4e. Répondre | Répondre avec citation |
Il n'y a pas QUE un tiers des électeurs de Hollande qui auraient voulu voter Mélenchon, s'ils n'avaient craint un nouveau 21 avril 2002 !
Allons… Je sais que la pilule a été (très) dure à avaler avec Le Pen largement devant Mélenchon, mais il ne faut pas réécrire l'histoire avec des "si".
Mélenchon ne s'est jamais écrasé parce qu'il n'a jamais eu le pouvoir (enfin, pour de bon). Mais, lui aussi a bien mangé à la cantine du Sénat et sous les dorures des ministères. Je ne suis pas inquiet pour lui et sa retraite ! ;-)
Par ailleurs, on ne peut pas dire que Mélenchon n'a pas la parole. Peut-être d'ailleurs l'a-t-il un peu trop… Disons qu'il effraie les classes moyennes et les frileux.
Comme en France les frileux sont majoritaires, Mélenchon sera toujours dans l'opposition. Répondre | Répondre avec citation |
Alors c'est bien vrai, There is no alternative ? J'ai plus qu'à devenir alcoolique pour noyer mon désespoir. Répondre | Répondre avec citation |
On ne trouve même plus de "gros rouge qui tache" à quelques centimes la bouteille, comme dans mon enfance.
Pour sombrer dans l'alcool il faut des sous. La vie est trop injuste ! Répondre | Répondre avec citation |
Un petit micro trottoir fait lors de la campagne présidentielle de 2012, dans un quartier populaire du 14éme arrondissament de Paris au lendemain du débat Lepen et Mélenchon ! ;-)
Très instructif !
www.dailymotion.com/video/xpem8u_le-fn-vu-par-les-invisibles_news
@plus
Pili Répondre | Répondre avec citation |
De toutes façons, une fois encore, le débat ne porte pas sur le FdG ou le FN qui représentent à eux deux moins de 30% de l'électorat (les bonnes années). L'un comme l'autre n'ont pas le pouvoir… et ne sont pas prêts de l'avoir.
D'ailleurs, les fachos ne l'ont jamais eu, sauf sous l'Occupation allemande.
Et les "Rouges" n'ont fait que cohabiter (par courtes périodes) avec le PS ou de Gaulle.
Donc… Répondre | Répondre avec citation |
www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3349-c-le-grand-journal.html#pid3349-c-le-grand-journal.html?&_suid=136544967825007190184447145173 (parties 1 et 2) Répondre | Répondre avec citation |
Perso, je n'ai jamais apprécié Madame Thatcher. Mais je dois confesser que, quand elle était au pouvoir, je ne m'intéressais pas bcp à l'actualité politique et sociale de la Grande-Bretagne.
Reste que Mélenchon s'est fait remettre à sa place par les Britanniques présents sur le plateau : "Nous n'étiez pas en Angleterre dans les années 70/80, Monsieur Mélenchon". Et qu'un journaliste a eu la perfidie de rappeler que Thatcher n'a jamais perdu une élection, elle !
On peut donc contester sa façon de diriger (non sans raison) mais certainement pas sa légitimité électorale.
Le problème de Mélenchon, c'est qu'il éructe contre les politiques qui gagnent des élections… Forcément, lui les perd ou obtient des scores décevants. Ça agace !
Franchement, j'ai trouvé sa prestation sur Canal sans grand intérêt, décevante, même sur la VIe République (une idée que je défends depuis au moins 10 ans). Par ailleurs, démonstration a été faite, une fois encore, concernant les analogies dialectiques entre FN et FdG, sur les élites, les médias, les journalistes…
Même si, sur le fond, je ne chercherai JAMAIS à "rapprocher" ces deux formations qui se situent à l'opposé l'une de l'autre.
Bref, je ne vois pas pourquoi Mélenchon se donne en spectacle sur le plateau de Denisot qui anime avant tout une émission de divertissement.
Mais ça, c'est ma conception ringarde de la communication politique. ;-) Répondre | Répondre avec citation |
Sa politique économique et sociale fut très controversée, c'est un fait. Mais, à son arrivée au pouvoir, la Grande Bretagne était au bord du gouffre économique et financier.
Après, on peut discourir des heures sur le bilan de Thatcher, sur son autoritarisme, sur la casse sociale, son ultra-libéralisme… (enfin quand on connait vraiment le sujet. C'est mieux pour débattre). Mais on ne peut contester sa légitimité électorale et attribuer à son autorité (légendaire) un "certain" redressement de l'économie britannique.
Après, j'en connais qui diront : "Hitler aussi avait une légitimité électorale lors de son accession au pouvoir".
Nous admettrons donc ici que Thatcher était une "ordure patentée" qui mérite de brûler en enfer ! ;-) Répondre | Répondre avec citation |
Vous pensez bien qu'en qualité de "Président" d'Actuchomage, je ne me sens pas l'âme à soutenir un dictateur, pas plus qu'à soutenir la politique de Thatcher… que je n'ai pas subie.
J'estime cependant que les excès de langage de J-L Mélenchon effarouchent les "frileux'" (majoritaires dans notre pays). Comme je l'écrivais plus haut, Mélenchon Jean-Luc est le principal handicap de Jean-Luc Mélenchon. Sans doute est-il victime de sa sincérité.
Et, à l'entendre parfois, on peut s'interroger sur ce que donnerait son accession au pouvoir. Une cure de jouvence pour notre pays ou le chaos ? Je n'ai pas la réponse.
J'ai du respect pour un homme et ses idées qui restent très minoritaires dans notre pays et, surtout, qui ne gagnent pas beaucoup de terrain dans l'opinion, alors qu'on ne peut pas dire qu'on ne voit et qu'on entend jamais Mélenchon dans les médias (qu'il dénonce pourtant).
À la tête de son fonds de commerce, de sa petite entreprise (qui ne connaît pas trop la crise), Mélenchon plafonne.
Et j'en reviens à l'entame de nos échanges. Certains, comme Filoche ou Lienemann (et pas mal d'autres au PS) préfèrent agir dans un parti qui a le pouvoir que dans une formation qui peut rester des décennies dans l'opposition, comme FO ou le NPA…
Tel était le sens de cette discussion. Répondre | Répondre avec citation |
Dire que nous n'avons pas subi Reagan et Thatcher ici est faux. Contrairement aux "de gauche" qui nous racontent que "cet état est notre état" bien que les états soient les organisateurs de la concurrence de tous contre tous (Mélenchon ministre était responsable du fait que les apprentis puisent être payé 17% du SMIC), Thatcher savait elle que l'état est à eux. Elle a formulé clairement en quoi cela pouvait influer sur la vie de tous, déclarant sans fausse honte (contrairement à Cahuzac qui faisait du fric avec des anciens du GUD en plus d'avoir, au gvt Rocard, palpé un max de thunes des labos pharmaceutiques ) : « L’économie est le moyen, l’objectif est de changer les âmes. », (voir www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6558). Répondre | Répondre avec citation |
Bizarre pour quelqu'un qui vient du CIP-IDF, site qui propose des textes ouverts, qui ne se limitent justement pas à l'apparent. J'ai bien compris que vous vouliez cassez cet "Etat" aux ordres (style vous êtes le seul) mais il y a des moyens plus polis de faire la promo de "votre" site. Répondre | Répondre avec citation |
Vous assimilez le fait de faire circuler un texte à un rapport marchand (de la "promo"), je ne partage pas plus ce point de vue. Ni la pensée ni l'existence n'ont de propriétaires. C'est d'autant plus important de s'en souvenir que toute notre société "individualiste" -et pas seulement Thatcher- s'évertue à nous faire ressentir et penser l'inverse (voir des proprios et des vendeurs partout). Répondre | Répondre avec citation |
Vous semblez ignorer sciemment que chacun procède par étape. Cela vaut pour moi et pour beaucoup de ceux qui cherchent à comprendre, productions comprises. Vous avez personnellement poussé votre analyse plus loin, dans une certaine direction, sur un certain plan, ce qui ne vous épargne pas de subir des biais, comme tout le monde. Partant, vous prenez chaque remarque comme un manifeste avec force exégèse déplacée et orientée (sérieusement, votre 2nd paragraphe, vous me faites une blague ?), savamment diluée dans ce qui relève d'une opinion.
N'en faites pas une montagne, voulez-vous ? Laissez donc les gens tâtonner, discuter, trouver par eux-mêmes. Les mots sont importants, mais il n'y a pas que ça qui compte. Le cœur doit y être. Répondre | Répondre avec citation |
Intéressant car il montre le bon sens des français "non visibles" ;-)
Pour info, les personnes interrogées sont des personnes non politisées prises comme cela où moment de leurs occupations (un après midi vers 16h30/17h00 ) Répondre | Répondre avec citation |
Ça ne m'étonnerait pas que le verrouillage institutionnel et la tendance autoritaire en cours du régime (via UE bidon notamment) qui rejette le multipartisme soient liés à cette menace de la vraie gauche. Une sorte de course de vitesse pour griller les peuples et rendre inopérant leur ralliement aux partis socialistes (les vrais), pour les mettre devant le fait accompli.
Tout est fait pour qu'on n'y croit plus. Sauf que quand je vois les mecs d'en face transpirer à grosses gouttes comme ça, c'est que tout est possible et ça me galvanise. Répondre | Répondre avec citation |
Il y a un moment où, pour tenter de se donner le courage d'agir, il faut prendre la réalité à rebrousse-poil, s'extraire des évidences de la corruption toute puissante. Alors évidemment, on ne réinvestira peut-être pas le PS, c'est pas le but, mais ça peut permettre de créer une volonté de refondation démocratique chez les gens qui justement s'accrochent au PS truqué, d'abord en leur rappelant qu'ils sont dans une inertie suicidaire. Pas évident de prendre conscience d'une illusion installée depuis des décennies. Répondre | Répondre avec citation |
Maintenant, je ne fais plus confiance qu'à L'UPR de François Asselineau, car c'est le seul à dénoncer l'imposture de toute la classe politique française, y compris celle de mon ancien parti, le NPA, qui nous enbobine avec la fable de "l'autre europe possible" !
Le préalable pour toute sortie de crise, c'est de quitter l'UE ! Tous nos malheurs viennent de cette europe américaine, car les pères de l'europe ont été des taupes des américains.
Regardes par exemple cette conférence :
www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/qui-gouverne-la-france
Elle est un peu longue, mais elle en vaut vraiment le coup ! Répondre | Répondre avec citation |
La priorité était de dégager le président sortant. Après chaque électeur pouvait suivre ou non son appel à voter. Répondre | Répondre avec citation |
Pour le même motif, je me suis fait censurer sur son blog, il y a quelques années. Répondre | Répondre avec citation |
www.marianne.net/Comment-les-imposteurs-ont-pris-le-pouvoir_a225940.html
Notre société fabrique de plus en plus d'imposteurs :
www.latribune.fr/blogs/mieux-dans-mon-job/20130402trib000757132/notre-societe-fabrique-de-plus-en-plus-d-imposteurs.html Répondre | Répondre avec citation |
Et MartineG ? Ah, non, pardon, c'est un pseudo… ;-) Répondre | Répondre avec citation |
Mais votre intervention laisse entendre que Filoche est un imposteur (par les sources et articles que vous citez). Ni plus ni moins.
Donc, moi, j'ai fait de l'humour (un peu cynique, c'est vrai) en m'interrogeant sur vos intentions réelles. Et vous les avez explicitées plus haut.
@plus Répondre | Répondre avec citation |
En allant à la manif' aujourd'hui, je suis passé devant un lycée plutôt huppé et les ados aux attitudes maniérées (ces filles de 16-18 ans qui singent la working girl fashion !) et attifés à la dernière mode (avec ce souci effrayant du détail) qui se trouvaient devant, m'a fait penser à ça, à ces gens qui ne pensent qu'à se vendre, tout le temps, jusqu'à annihiler la personnalité. Un véritable clonage social qui commence très tôt. Répondre | Répondre avec citation |
;-) Répondre | Répondre avec citation |
Et, chose amusante, MacG est l'abréviation de MacGénération (pour génération Macintosh) le site Internet "historique" de notre hébergeur.
www.macgeneration.com qui s'est transformé depuis en www.macg.co suite à un gros conflit à propos du nom de domaine. Mais je m'égare ! ;-) Répondre | Répondre avec citation |
Sinon, je précise aussi que je n'ai rien à voir (et mon pseudo non plus) avec le site du même nom, ni avec la compagnie aux bénef' de malade qui exploite des pommes dans le monde entier. Jamais touché à une de leurs bécanes et systèmes d'ailleurs. C'est après avoir validé mon pseudo à consonance écossaise que je me suis rendu compte de la proximité. Pas très fute-fute de ma part, mais bon.
"Quant à MartineG, on imaginait bien qu'il s'agissait d'une femme. Même que son prénom pourrait bien être Martine… Mais peut-être pas !" Hahahahaha ! J'adore. Répondre | Répondre avec citation |
À écouter ici => www.la-bas.org/article.php3?id_article=2736 Répondre | Répondre avec citation |
www.actuchomage.org/200701222447/Social-economie-et-politique/lallemagne-indulgente-envers-ses-corrompus.html Répondre | Répondre avec citation |
J'ai écouté l'intro de l'émission de Mermet (que tu signales Yves) et c'est flagrant qu'il est dans une sorte de déni Filoche (il dit souvent « mon parti »). Un pan entier de la réalité lui échappe (la farce des partis politiques majoritaires et de l'alternance). C'est un peu comme s'il était enfermé dans sa spécialisation et son expérience du droit du travail (« le nez dans le guidon » comme on dit).
C'est vachement sympa ce que t'as fait en tout cas, Sophie. Le travail technique qu'il fait reste utile et pédagogique. Pour le reste, c'est à nous de jouer. D'ailleurs merci pour tous ces liens que vous postez, sur l'ANI et cette saloperie de projet de loi sur l'insécurisation de l'emploi, qui permettent de vraiment bien comprendre : ). Répondre | Répondre avec citation |
Ça ne présente aucun intérêt. Ils (les gens du FdG ou du PC) sont 100% d'accord avec lui.
Pour ma part, je pense qu'un mec comme Filoche a plus sa place au PS. Au moins, il manifeste à l'intérieur son "opposition" aux orientations qu'il combat.
Je trouve cette posture plus courageuse que celle qui consiste à militer chez des gens déjà acquis. Répondre | Répondre avec citation |
A mon avis, cette posture n'est pas courageuse mais, je dirais… masochiste. Militer dans un parti où les écarts d'orientation politique sont si flagrants et, de surcroît, où l'on se trouve minoritaire, c'est intenable ! Complètement schizophrène !
Pourquoi milite-t-on dans un parti sinon pour côtoyer des gens qui ont les mêmes idées et se battent ensemble pour les défendre ? Un parti politique doit être un minimum idéologiquement homogène. C'est une coquille, un écrin qui doit être rempli de militants sur la même longueur d'ondes. Une "famille".
Or, un parti où se côtoient bon an mal an des chantres du libéralisme économique et leur contraire est une aberration ! Ce n'est plus un parti mais une coquille qui chavire, une famille qui se déchire, une baudruche qui va se dégonflant (c'est le cas de le dire !). A mes yeux, du fait de cette kolossale dichotomie, le PS ne va pas tarder à imploser…
Il faudra un jour que vérité se fasse et que le PS se repositionne : ou il est vraiment socialiste (c-à-d 100% à gauche), ou social-libéral (centriste). Actuellement, il y a usurpation de l'adjectif "socialiste" (mais on n'est plus à ça près puisqu'on a une droite "populaire" et même une droite "sociale" MDR). Mais au nom de la vérité, que ceux qui, minoritaires, sont — et souffrent ! — dans cette coquille mensongère quittent la galère pour être enfin eux-mêmes et voguer, lutter avec des militants qui partagent les mêmes valeurs sur le même navire. Et on y verra plus clair.
Sincèrement, je pense que c'est ça qui pousse l'électorat populaire à l'abstention ou au vote FN : le PS est une imposture qui les déboussole et discrédite la gauche. Faut tomber le masque : les libéraux d'un côté, les vrais gens de gauche de l'autre, et chacun y retrouvera ses petits. Répondre | Répondre avec citation |
«Le PS n'est plus !» dixit Gaëtan Gorce :
www.leparisien.fr/politique/le-senateur-socialiste-gaetan-gorce-denonce-la-derive-clanique-du-ps-09-04-2013-2711229.php Répondre | Répondre avec citation |
Je suis d'accord avec ton raisonnement Sophie : peut-être que c'est intenable et je sais que ça brouille les pistes. C'est cartésien et tout, mais c'est pas sur ce plan que personnellement je me situais. Je fais peut-être trop dans l'ésotérique. C'est pas bien grave.
Yves, concrètement, s'il y a une chose que j'aurais trouvé souhaitable, c'est que Filoche adopte au moins une posture assumée concernant sa position au sein de ce PS et à l'intérieur duquel, effectivement, il s'opposerait à la logique libérale, genre : « oui, c'est devenu un parti trusté par des cons, mais c'est pas moi qui partirai et je vais bien les faire chier ». Là, il se vexe et la logique libéral du parti lui est comme invisible. Faut avouer que ça laisse un peu perplexe. Mais c'est peut-être ça qui le fait tenir après tout. Répondre | Répondre avec citation |
Donnons à Filoche le temps de la réflexion…
Quant à cette journée de mobilisation, elle était révélatrice de l'état d'esprit du moment. Les gens s'en foutent — ils ne savent même pas ce qu'il se passe, et ne s'imaginent pas une seconde ce qui les attend ! — tandis que les lucides à qui on ne la raconte pas sont de moins en moins nombreux.
J'ai discuté avec un salarié de chez Viveo, qui était tout seul avec son drapeau CGT-Viveo-Temenos. Il m'en a dit de bonnes sur les véritables motifs de sa direction (en réalité, le Suisse Temenos a racheté Viveo pour appâter ses banquiers et faire croire à sa bonne santé; un peu comme ces entreprises qui publient des offres d'emplois bidons pour redorer leur image et faire croire qu'elles prospèrent alors qu'à la clé il n'y a rien). Il m'a avoué que c'est leur avocat Philippe Brun qui a donné de l'ampleur à leur cas emblématique de licenciements boursiers (et de pure esbroufe !) mais que, par derrière, les principaux concernés ne suivaient pas : inertie totale de ses collègues, pire que des agneaux à l'abattoir.
Dégoûté, il m'a dit qu'il aurait peut-être mieux valu que Sarko gagne : les gens se bougeraient peut-être enfin sous ses attaques, alors que le PS nous a toujours endormis. C'est terrible d'en arriver là !
Sinon, j'ai "fait de la lèche" aux députés Front de gauche qui étaient là aussi avec leurs écharpes tricolores : je suis allée les saluer, et les remercier d'avoir bataillé comme ils ont pu dans cet Hémicycle de bourgeois pourris par le libéralisme économique. Répondre | Répondre avec citation |
J'arrête pas de chercher comment on pourrait intéresser les gens à leur propre sort (ça fait bizarre de dire ça ^ ^) parce que c'est vrai qu'on reste qu'une poignée.
D'accord sur le P"S" qui endort. Certains blogueurs "tendance", très virulents contre talonnettes man lors de son règne, sont devenus, paraît-il, bien conciliants avec le P"S" qui mène pourtant le même genre (si ce n'est pire et en plus fourbe) de politique (Seb Musset s'en attristait il y a quelques semaines). C'est bizarre de se laisser enfumer comme ça par de simples étiquettes alors que c'est qu'un jeu de chaises musicales. C'est pour ça que je me méfie de la logique partisane (cette inertie qu'elle induit). Répondre | Répondre avec citation |
Mélenchon est un rentier de la République.
Devenu sénateur en 1986, à l'âge de 35 ans (quelle ambition, il s'est dit qu'il allait dynamiter le pays de l'intérieur dans le sanctuaire même de la droite), il s'est payé une permanence avec notre argent puis l'a revendue ! je pense qu'il a gardé les sous.
Manquerait plus qu'il nous dise qu'il fait partie de la classe moyenne maintenant…
Je crois que Filoche ne croit pas au communisme, lachez-le ! Répondre | Répondre avec citation |
Multi-citer kaisy: Pourtant, les propositions de Filoche sur des tas de sujets (rémunérations, fiscalité…) ressemblent comme deux gouttes d'eau à celles du FdG. Répondre | Répondre avec citation |
Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des convictions. Pour autant, je suis persuadé que le jour où Méluch' a de vraies responsabilités , on lui trouvera quelques casseroles assez bruyantes. Pas de souci pour ça !
Je fais partie de ceux qui estiment que la plupart des politiques ont, à un moment ou un autre de leur parcours, mis les doigts dans la confiture.
En fait, je ne connais personne qui n'a jamais mis les doigts dans le pot… À commencer par moi quand j'en avais l'occasion (c'était il y a longtemps malheureusement , du temps où j'étais encore "riche". Car chacun sait que, plus t'es riche, plus tu mets tes doigts dans la confiot'. Et réciproquement) . Répondre | Répondre avec citation |
Ecouter l'interwiew de Mermet avec lui. Nous avons envie de dire à Gérard Filoche : ralentis ton débit, prend du recul et détend-toi , ça ne nuira pas à ton discours ! Répondre | Répondre avec citation |
Je vous rejoins, Hervé, sur cet engagement qui lui tient tellement à cœur qu'il pourrait user prématurément… ce cœur.
Filoche, on a besoin de toi (surtout au PS). Ménage ta monture ! Répondre | Répondre avec citation |
Rares sont les intervenants de sa qualité dans les différents médias. Je tiens à le signaler ! Il parle du terrain , cela change des galaxies du pouvoir à 100 milles lieues des préoccupations des Français ! Répondre | Répondre avec citation |
En fait, on ne sait pas… Tout simplement parce que quand Thatcher a écrabouillé les classes populaires, à commencer par les mineurs, l'industrie britannique était déjà à l'agonie.
Pour quelles raisons ? Par la faute du patronat ? Par la faute du capitalisme ? Sans doute, mais en partie seulement.
La première cause était… était… ? L'épuisement des ressources naturelles tout simplement, à commencer par le charbon. Comme en France.
Pourquoi croyez-vous qu'on ferme des mines ? Parce qu'elles sont rentables ? Parce qu'il y a plein de charbon sous nos pieds ? Non, parce que les filons sont quasiment épuisés.
Et en Lorraine (je suis Lorrain, je connais bien le sujet), pourquoi on ferme les hauts-fourneaux ? Parce qu'il n'y a plus de minerai de fer dans le sol pardi ! Et que pour faire fonctionner Florange, il faut importer du minerai d'Afrique (ou d'ailleurs) par trains entiers, après un passage par Dunkerque. Super écologique. Super logique !
C'est la raison pour laquelle les derniers hauts-fourneaux français (gérés par Mittal qui emploie encore 20.000 personnes chez nous) fonctionnent près des grands ports de commerce.
Thatcher était - sans doute - une enfoirée mais elle n'aurait jamais pu s'opposer à la fermeture des mines de charbon britanniques qui fonctionnaient depuis le XIXe siècle pour certaines. Les 200.000 mineurs étaient "condamnés".
La France a connu une "condamnation" équivalente sauf que chez nous, les mineurs ont bénéficié d'un "accompagnement social".
En Grande-Bretagne, ils ont été écrabouillés par Thatcher pour des raisons idéologiques. Là se situe sans doute son principal forfait. Mais les mineurs n'auraient pas "survécu" !
Par ailleurs, il faut savoir que la part de l'industrie dans l'économie britannique est équivalente, voire supérieure, à la part de l'industrie dans l'économie française.
Nous n'avons donc pas de leçon à donner… Répondre | Répondre avec citation |
www.la-bas.org/article.php3?id_article=2742
www.la-bas.org/article.php3?id_article=2743 Répondre | Répondre avec citation |
Et Thatcher était une ultra-libérale, n'est-ce pas ? Jamais elle ne se serait opposée aux patrons s'ils lui avaient dit : "Nos mines regorgent de charbon. Elles sont hyper rentables. Il n'y a aucune raison de les fermer".
Toutes les couches "géologiques" grandes pourvoyeuses d'énergie fossile lors de la Révolution industrielle de la fin du XIXe siècle (en France, Belgique, Pays de Galle, Angleterre, Allemagne…) sont aujourd'hui épuisées.
Il en est de même des zones "géologiques" exploitées lors de la Révolution "Or Noir" des décennies 1910/1940 : Texas, Californie ou encore Azerbaïdjan, autour de la Mer Caspienne…
Les stocks en énergie fossile ne sont pas éternels… pas plus en Grande Bretagne qu'ailleurs. Même si, certainement, des mines ont été fermées prématurément pour des raisons idéologiques (et aussi de rentabilité)… plus que géologiques. ;-) Répondre | Répondre avec citation |
Et combien de mineurs faisait-elle vivre sur la fin ? Répondre | Répondre avec citation |
Je suis originaire d'une région (la Lorraine) qui comptait 30.000 mineurs (houille et minerai de fer) dans les années 60.
Milieu des années 80, il en restait moins de 2.000. Milieu des années 90, plus un seul ! 30.000 emplois disparus en 20 ans.
Et tous les bassins miniers européens (exceptés les mines à ciel ouvert d'Allemagne ou de Pologne) ont connu cette hécatombe.
La différence s'est jouée dans le traitement social de l'agonie d'une industrie concurrencée par les nouveaux géants du charbon et du fer : Australie, Chine, Afrique, Canada…
Le rôle de Thatcher a été marginal (sur les plans économique, géologique, technique). Pas sur le plan social évidemment. Répondre | Répondre avec citation |
Vous oubliez sans doute un peu trop vite le Bing bang de la city en 1986, ça un petit peu changer la face du monde. Répondre | Répondre avec citation |
Je confirme ici que sur les questions économiques, géologiques et techniques de l'exploitation des mines de charbon en Grande-Bretagne, le rôle de Thatcher a été marginal. Je ne vous parle pas de "finances" ou de "City".
La plupart des filons étaient épuisés ou en passe de l'être au moment où Thatcher est arrivée au pouvoir. Les mines étaient condamnées comme elles l'étaient en France, en Belgique ou en Allemagne, après 100 ans d'extraction intensive (pour certaines).
Aujourd'hui, malgré la crise, malgré notre dépendance au pétrole ou au nucléaire, tout le monde constatera que les mines de Grande-Bretagne ou de France n'ont pas repris de service. Tout simplement parce qu'il n'y a plus de charbon (ou très peu, ou de très mauvaise qualité).
Tel était le sens de mon intervention.
Et, comme je l'ai précisé aussi, Thatcher a géré de façon "ordurière", indigne, le volet social de cette fin d'activité minière en Grande-Bretagne. Je ne le conteste pas. Répondre | Répondre avec citation |